OU LA COULEUR DU CAMÉLÉON
luelles ni avec son jeûne constant ni avec ses hémorrhagies hebdomadaires, ni avec sa frêle constitution. Pour décrire cet acte avec toutes les formes sous lesquelles il se manifestait, il faudrait dire qu’on y voyait prévaloir tour à tour les convulsions toniques et cloniques, la danse de Saint- Guy, le tétanos partiel et général, la suffocation convulsive, le spasme cynique... »
Il faut être expert en médecine pour bien saisir la technologie sous laquelle le docteur Dei-Cloche exprime les formes variées revêtues par l’accès de Domenica Lazzari.
Afin de ne pas pousser à l'excès la fatigue du lecteur égaré dans le dédale de ces termes médicaux, je me hâte d’arriver h la conclusion.
« ...le trismé, une sorte de carphologie et d’autres affections du même genre. Ce paroxysme spasmodique se présentait sous des formes si étranges et si bizarres qu’il rappelait à l’observateur ces paroles de Sydenham : Les symptômes sont si divers et présentent des caractères tellement contradictoires que jamais la forme de Protèe ou la bouleur du caméléon furent plus insaisissables. »
Comment ne pas être stupéfait en lisant