‹ Coup d'œil sur les thaumaturges et les médiums du XIXe siécleChapitre 215 sur 264 · LA FORME DE PROTÉE · texte numérisé non relu

LA FORME DE PROTÉE

minutes, elle fut en proie aux convulsions les plus horribles et les plus étranges. Des spasmes, d'une violence extrême et accompagnés des symptômes les plus graves, l’attaquaient sans relâche, sans ordre et sans mesure, passant alternativement d’une partie du corps à l’autre. »

Cette dernière phase de l’agonie, le paroxysme des souffrances de Domenica, pourrait-elle être réalisée par un malade placé sous les yeux d’un médecin expérimenté? Je ne le pense pas.

« Les assauts se succédaient avec des variations, des changements, des vicissitudes, des transformations impossibles à décrire et elle en était tellement anéantie quon aurait pu la prendre dans ce moment pour la Mort personnifiée. »

C’est là une comparaison fort poétique mais trop éloignée des choses concrètes pour mériter d’être retenue. Cette comparaison montre du moins l’effroi causé par le spectacle des souffrances de Domenica sur un praticien distingué et consciencieux.

« Elle paraissait éprouver, en môme temps, les sensations les plus opposées et les plus contradictoires, mais toutes sans rapport ni avec ses douleurs habi -

Page 1