‹ Coup d'œil sur les thaumaturges et les médiums du XIXe siécleChapitre 221 sur 264 · JUSTE ANTITHÈSE · texte numérisé non relu

JUSTE ANTITHÈSE

quatre perches dont parle le docteur font environ trente mètres. De pareilles citations se passent de commentaires. M. de Cazalès observe ensuite (page 97) :

« La vie intérieure de Domenica est peu connue, de meme que celle de Marie de Mœrl, parce que leurs directeurs observent à cet égard la sage réserve prescrite par l’Eglise en semblable circonstance. Marie de Mœrl est, à l’exception de courts intervalles, dans un état d’extase à peu près continuel ; Domenica Lazzari a toujours l’usage de ses sens, sauf quelques périodes plus ou moins longues où elle est comme morte et où la vie ne se trahit plus chez elle que par des signes presque imperceptibles. Ce sont donc deux états tout à fait différents. »

La différence signalée dès 1841 par M. de Cazalès a une importance que la physiologie d’alors ne soupçonnait pas. Les académiciens de 1841 considéraient l’extase comme une simulation de plus à mettre au compte des stigmatisées. Les académiciens de 1891, loin de considérer l’extase comme une simulation, en font un état physiologique opposé à l’état de veille. L’extase ou l’hypnose explique, selon la médecine de

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