‹ Coup d'œil sur les thaumaturges et les médiums du XIXe siécleChapitre 222 sur 264 · OBSERVÉE PAR M. DE CAZALÉS · texte numérisé non relu

OBSERVÉE PAR M. DE CAZALÉS

1891, les stigmates et leur périodicité. Fort bien! En 1841, M. de Cazalès, un témoin des stigmates de Ivaltern et de Capriana, manifestait l’identité des stigmates des deux patientes, l’une en extase continue, l’autre à letat de veille. M. de Cazalès ne soupçonnait guère l’évolution que suivrait la physiologie de l’extase; il a donc formulé une observation n’ayant d’autre portée, selon son auteur, que de marquer la différence de deux phénomènes nettement distincts. Cette observation, reproduite à l’heure actuelle, est un argument très fort contre la théorie du docteur Warlomont et la doctrine du docteur Tuke, exposée dans le Corps et VEsprit. La force de cette antithèse consiste justement dans sa date :

1841. A cette époque, la science médicale ne prévoyait ni Louise Lateau, ni les conséquences théoriques de son cas En 1841.

l’observateur des phénomènes, rapportant à la môme cause les stigmates de Marie de Mœrl et les stigmates de Domenica, était tenté de voir les ressemblances des deux effets plutôt que leurs dissemblances. Il faut que la dissemblance ait été très forte pour qu’elle ait provoqué la mention de M. de Cazalès. Quant à la réserve de l’auto-

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ri té ecclésiastique dont parle M. de Cazalès, les directeurs de ces deux stigmatisées ont sans doute remis leurs relations à l’autorité épiscopale, seule compétente pour apprécier ces faits dans leurs rapports avec la théologie.

M. de Cazalès ajoute quelques détails sur un phénomène omis par les autres relations touchant Domenica : « Domenica, qui est dans l’impossibilité de prendre aucune nourriture, peut cependant recevoir la communion et on dit qu’elle avertit d’avance son confesseur du jour et de l’heure où on pourra lui apporter le pain eucharistique, que le plus ordinairement elle consomme sans difficulté. Cependant le 2 août 1838 après avoir reçu la sainte hostie, elle fut empêchée de Vavaler par des spasmes qui survinrent tout à coup. »

L’incident est curieux, il montre combien était singulier le mécanisme de déglutition chez la stigmatisée : il permet de deviner l’embarras où l’on se trouverait si l’on raisonnait avec ce mécanisme, comme on est accoutumé de le faire : la suite du récit va le montrer.

« Cela setantprolongé quelques heures, on essaya de la retirer, mais sans pouvoir

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