ORIGINAUX
chrétienne, elle manifesta l’ouverture de son esprit par sa promptitude à saisir la nature et les rapports des choses. Elle répondait et questionnait avec tant d’ordre et de justesse que parfois celui qui lui donnait l’instruction religieuse en était tout étonné. »
Le docteur n’indique pas la source à laquelle il a puisé ces renseignements. On est en droit de présumer qu’il les a puisés à bonne source. Ce n’est là pourtant qu’une présomption, si solide qu’elle paraisse. Ceci montre combien est malaisé l’examen des phénomènes quand les historiens omettent d’énumérer les divers anneaux de la chaîne réunissant leur écrit au phénomène et oublient de mesurer la solidité de chacun de ces anneaux.
« Marie Dominique ressentit de très bonne heure un attrait particulier pour tout ce qui concerne la foi évangélique et Vamour de Dieu. Tantôt elle profitait des intervalles de ses travaux dans la journée, tantôt elle veillait la nuit pour satisfaire l'ardent désir qu'elle avait d'apprendre la loi divine , étudiant les livres de dévotion qui lui tombaient entre les mains, surtout ceux de saint Alphonse de Liguori. »
298 A l’aoe de six ans, domenica
Cela est d’une rare précision. Il s’agit là des lectures faites la nuit par Domenica.
Le renseignement émane vraisemblablement dune personne ayant vécu dans la familiarité de Domenica ou ayant été favorisée de ses confidences.
Le docteur Dei-Cloche emprunte ce qui suit à la personne qu’il ne nomme pas et qu’il a déjà citée à propos du portrait de Domenica enfant, comme ayant vécu dans sa familiarité. « Dans la maison, Marie Dominique était occupée au moulin ; mais pendant qu’elle attendait le moment d’y remettre du grain, elle vaquait à la prière ou lisait et méditait la Passion de Notre Seigneur. Elle employait encore a ces exercices de piété les courts instants accordés au repos et ceux où elle sortait avec les siens pour couper Vherbe et recueillir le foin. Elle priait pieusement, mais sans aucun de ces signes extraordinaires de ferveur, épouvantail des faux sages du monde qui les regardent comme des preuves évidentes de bigotisme. Elle allait souvent à l’église, ne manquait aucun office, assistait tous les jours avec recueillement à la sainte messe , en un mot, elle se tenait intimement unie à Dieu ét le recevait au moins une fois