TOMBA DANS UN ÉTANG BOURBEUX
par mois. » Cette narration des habitudes de Domenica enfant est d'une rare précision ; on y voit les faits et gestes de la future stigmatisée aussi clairement exposés que peuvent letre pareils évènements à vingt ans de date.
« A Uâge de six ans, Marie Dominique tomba dans un étang bourbeux. Elle y resta très effrayée environ un quart d’heure, jusqu’à ce qu’enfin un homme accourut à ses cris, la retira, et l’ayant prise sur ses épaules la porta à la maison où elle garda le lit pendant un long espace de temps. Au mois de février 1828 , une péripneumonie lui enleva son père quelle aimait tendrement et dont elle était aimée d’une façon toute particulière. Inconsolable de cette perte, elle passa quatre jours et quatre nuits à pleurer sans prendre presqiCaucune nourriture , touchant exemple d’amour fdial et de rare sensibilité. »
La circonstance de la chute dans un étang bourbeux, aussi bien que l’accident dont le récit va suivre, peuvent expliquer un désordre mental chez Domenica. Pareils épisodes sont de nature à bouleverser l’esprit d’une personne impressionnable et à le faire tomber dans la folie. Il ne semble pas, toute-