DIVERSES EXPÉRIENCES
dominales continuaient, quoique moins fortes. J’examinai ce jour-là le bas-ventre et Domenica fit entendre alors de profonds soupirs ; toutes les sécrétions étaient suspendues ; le reste allait comme le jour précédent. Pour approfondir davantage le mal de la patiente et pour mieux connaître son extrême sensibilité, je crus devoir faire sur elle quelques expériences que je rapporterai en peu de mots. »
Ces expériences ne présentent pas un intérêt très vif ; cependant il convient de les citer pour apprécier la méthode du docteur Dei-Cloche. « Comme la famille m’assurait que depuis longtemps elle ne pouvait rien prendre de solide ni de liquide, je rengageai instamment a recevoir sur sa langue un petit morceau de sucre. Elle me répondit qu’elle allait me satisfaire, mais que je lui causerais de grandes souffrances. En effet, à peine eut-elle reçu, non sans émotion, le morceau de sucre, qu 'elle éprouva une toux violente et des nausées , vomit des matières blanches et muqueuses, fut près de suffoquer et ressentit une agitation générale. Ces divers effets ne cessèrent qu’au bout de vingt minutes. »
Ce n’était pas là une expérience insigni-