‹ Coup d'œil sur les thaumaturges et les médiums du XIXe siécleChapitre 246 sur 264 · DE MES PROPRES YEUX 3H · texte numérisé non relu

DE MES PROPRES YEUX 3H

et donnèrent à son corps et à ses traits l’aspect d’un cadavre. »

Le docteur n’exprime à aucun moment l’idée que ces phénomènes soient l’effet d’une simulation. Domenica est sincère ; telle est son impression. Cela est évident.

« Sur la fin de l’attaque, son visage se colora et ses cheveux s’imprégnèrent d’une sueur gluante, tandis que la peau était à peine plus chaude qu’avant les convulsions. Après l’accès, elle ne pouvait presque articuler un seul mot ; et lorsque, profitant de sa complaisance, je la priais de répondre brièvement à mes questions, elle me suppliait parfois, en paroles brèves et précises, prononcées d’une voix sépulcrale, de cesser de la faire parler, parce qu’elle se sentait à bout de forces et qu'iZ lui semblait que la vie allait lui échapper. »

Le docteur Dei-Cloche ne dit pas s’il était venu à Capriana avec la pensée d’y faire un aussi long séjour. Néanmoins, la suite de son récit est des plus instructives. « Le lendemain, 1 er mai 1834, à cinq heures du matin, je retournai auprès d’elle; je la trouvai gaie et disposée a répondre à tout ce que je lui demanderais. Elle était toujours restée éveillée ; les douleurs aux régions ab-

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