‹ Coup d'œil sur les thaumaturges et les médiums du XIXe siécleChapitre 249 sur 264 · SELON LE CONSEIL · texte numérisé non relu

SELON LE CONSEIL

sur la région du ventre et principalement de l’estomac, elle éclata en sanglots , fut saisie de contorsions violentes et ressentit dans le corps entier un grand tremblement accompagné d’horribles douleurs. »

Cette irritabilité extraordinaire était l’une des caractéristiques de la maladie de Domenica ; elle se manifestait sous mille formes.

« Tous les points du tissu nerveux avaient une sensibilité maladive, et quelque léger que fût le contact, le muscle correspondant manifestait aussitôt des mouvements spasmodiques. Sa respiration était pour ainsi dire nulle, car le miroir approché de sa bouche ne fut pas terni le moins du monde ; sa peau donnait au toucher la sensation du froid. » Ces divers symptômes ont une netteté et une précision parfaites.

Le docteur Dei-Cloche résume le's conséquences qu’il en tira au point de vue de l’état de la malade et aussi au point de vue de la thérapeutique à employer. « L’abattement moral, l’atonie physique, la sensibilité nerveuse, la faible quantité des urines, l’état de veille continuelle, la périodicité des accès, l’inconstance et la mobilité des symptômes, l’apparence fébrile de la maladie et d’autres raisons m’ayant fait

DE GOELIUS AURÉLIEN

placer le mal dans le système nerveux et musculaire, je crus devoir tenter encore les moyens thérapeutiques. Afin d’engager la malade à prendre les remèdes, j’essayai d’abord, selon le conseil de Cœlius Aurélien en pareilles circonstances, de vaincre son ardente imagination et de la déterminer à suivre un traitement. » A entendre le docteur, ses conseils furent écoutés. Le docteur raconte ainsi ce qui suivit. « Y étant parvenu, je prescrivis de la pommade d'acétate de morphine pour en frotter les aines et les aisselles, et des pilules d'assafœtida. Je l’engageai, en outre, à s’appliquer sur l’estomac une légère toile imbibée d’eau à la glace. A mes prières, malgré sa répugnance, le 1 er mai, elle se laissa appliquer le linge glacé et ressentit immédiatement des douleurs qui ensuite se calmèrent. Le 2 du même mois, elle s’efforça de prendre les pilules, et le matin, de très bonne heure, chose merveilleuse , elle les avala sans difficulté et sans éprouver rien de fâcheux. »

Les prescriptions du docteur eurent un médiocre effet curatif. Le docteur Dei-Cloche note avec soin que la malade avait usé fort peu de ses médecines quand son état s’ag-

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