UNE PRÉTENDUE LETTRE
petites écailles d'épiderme, ni de la poussière qu’elle contenait. Je crois devoir remarquer que la matière grasse et solide qui s’y est rencontrée est en plus grande quantité que celle qu’on obtient du sang humain artériel au moyen de l’alcool ou de l’éther ; quelle est inodore ; d’un blanc sale, qu’elle ne se cristallise pas, et que, dissoute dans l’esprit de vin, elle rougit sensiblement le tournesol. Si cette matière grasse doit être attribuée au sang ou à la fibrine ou à la matière colorante, je l’ignore, et je ne pense pas qu’il soit facile de s’en assurer. »
Les phénomènes singuliers présentés par Domenica passionnèrent l’opinion dans le Tyrol d’abord, puis au loin en France et en Allemagne, en Italie et même en Angleterre. Les uns crurent volontiers ; les autres nièrent aveuglément.
Après les documents déjà examinés, se trouve dans les Stigmatisées du Tyrol la note suivante (page 146) : « Dans ces derniers temps, la presse catholique anglaise s’est beaucoup occupée des Stigmatisées du Tyrol. Lord Shrewsbury a publié sur ce sujet un petit livre qui est déjà à sa deuxième édition. Le Catholic Maga-