‹ Coup d'œil sur les thaumaturges et les médiums du XIXe siécleChapitre 255 sur 264 · ET DU MORNING-HERALD · texte numérisé non relu

ET DU MORNING-HERALD

lettre écrite à Hornby-Castle est datée du 29 novembre 1842. En voici le passage le plus saillant. « Sans doute les bruits qui circulent aujourd’hui portent les marques d’une fausseté frappante au jugement de quiconque peut apprécier les circonstances et les localités... » Lord Shrewsbury a beau jeu pour réfuter les affirmations mensongères des journaux protestants qui avaient inventé l’incendie des maisons de Kaltern et de Capriana où habitaient les stigmatisées. « ... Mais permettez-moi de faire observer, uniquement pour la satisfaction des lecteurs, que l’une des deux saintes (Marie de Mœrl) s’est depuis plusieurs mois retirée dans un couvent ; qu’elle n’a par conséquent point de maison à offrir aux démolisseurs et qu’on ne la visite dans sa nouvelle retraite qu’avec une permission spéciale de l’évêque de Trente. Les habitants de la pauvre cabane dans laquelle se trouve l’autre sont la Patiente elle-même et sa belle-mère ; ni l’une .ni l’autre ne veulent sous aucun prétexte recevoir de l’argent ou des présents de la part des visiteurs, et si leur cabane 'eût été brûlée, le feu aurait probablement pris à tout le village, entièrement construit en bois. »

324 M. CONELLY, MINISTRE PROTESTANT

La lettre de lord Shrewsbury montre comment s’exprime la passion qui réfute le mensonge d’un adversaire. D’abord, il est question de la belle-mère de Domenica.

C’est sans doute de sa mère qu’il s’agit, si l’on veut être d’accord avec les relations précitées. Puis il est question des Deux Saintes . Evidemment l’expression est d’accord avec la pensée de lord Shrewsbury, mais cette pensée préjuge beaucoup. Quand on veut imposer le respect de la vérité à un adversaire, il faut se garder soi-même de l’exagération. Lord Shrewsbury poursuit ainsi.

« ... La version du Dispatch qui prétend l’avoir aussi reçue de Genève n’est visiblement qu’une amplification de celle d’Exeter-Hall et sortie de la même source ; il n’en faut pas davantage pour annuler à la fois les deux récits... »

Ces discussions de presse ont un médiocre attrait. Il est bien évident que lord Shrewsbury est dans le vrai et que la nouvelle du Morning-Herald était inventée de toutes pièces pour la plus grande satisfaction des protestants que le bruit autour des Stigmatisées du Tyrol excitait et agaçait. Une fois le dol reconnu, la discus-

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