‹ Coup d'œil sur les thaumaturges et les médiums du XIXe siécleChapitre 260 sur 264 · PLUME QUI A PEINT LES JUSTES · texte numérisé non relu

PLUME QUI A PEINT LES JUSTES

si l’on veut s’en faire une complète image. » Cette description s’écroule dans le verbiage ; il est fâcheux de constater une si médiocre réflexion chez un observateur qui a des lettres. Il est difficile de ne pas sourire de la suite de cette description. « Il faudrait la plume qui a peint les hommes justes dans les Champs-Elysées, la plume de Fénelon , pour exprimer ce qu'il y a de plus inexprimable , je veux dire le rayonnement de lame ravie à travers l’enveloppe matérielle qui la retient encore, et malgré laquelle elle est déjà plongée tout entière dans le sein de Dieu. » L’idée première est juste; mais quel galimatias pour l’amplifier ! Ce galimatias est fort éloquent comme révélateur du gâchis qui règne dans l’intellect humain, lorsqu’au lieu de penser simplement, l’intellect humain se bat les flancs pour devenir éloquent.

« L’émotion que nous éprouvâmes d’abord fut solennelle et pénétrante. Elle s’empara de toutes nos facultés, et les accordant, pour ainsi dire, à un diapason divin, elle nous transporta dans une sphère supérieure. Telle fut notre première impression. » On comprend que les incrédules et les esprits forts aient souri de cette élo-

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