E BRUCIATA DA PER TUTTO
avec enthousiasme : Elle brûle ! E bru data ! » Les procès-verbaux écrits avec simplicité par le docteur Imbert donnent une idée exacte du naturel des personnes au milieu desquelles se déroulent les phénomènes extraordinaires qu’il raconte.
« La jeune fille me fit signe d’approcher pour sentir l’odeur de brûlé. Je flaire a deux reprises , lentement et consciencieusement, et je sens l’odeur de linge brûlé, odeur sui generis. Madame la supérieure fait comme moi et constate la même odeur ; il n’y avait pas à s’y tromper. »
Tout cela a un accent de sincérité qui frappe. Le docteur ne joue pas la comédie.
Il s’intéresse avec passion au spectacle qui se déroule sous ses yeux.
« Antonietta ouvre la robe de Palmapour mettre à nu sa chemise du côté gauche et se met à pousser un cri d’exclamation, en me disant : Voyez ! monsieur, elle est brûlée de partout! Videte , Signor , e brudata da per tutto ! — Que vois-je ? une chemise brûlée dans sa partie supérieure. Juste au niveau de la clavicule, un trou, grand à y enfoncer trois doigts, et au-dessous un magnifique emblème représentant un ostensoir ! Le feu était invisible, mais ses tra-