IMPOSSIBLE QUE CES FAITS MATÉRIELS
ordinaires et à paraître violer les conditions de réserve qui sont la pierre de touche du véritable et bon esprit des extatiques ? Est-ce la vanité ? Mais la sainteté de sa vie proteste contre cette hypothèse, et d’ailleurs il suffît de voir Palma pour comprendre qu’elle est au-dessus de ce sentiment. Si elle a ainsi parlé, c’est qu’elle en avait la permission ou l’obéissance, surtout elle y a vu la gloire de Dieu ; elle n’a pas hésité; cela lui a suffi. »
Telles sont les raisons du docteur Imbert.
Au lecteur d’apprécier. Le docteur poursuit ainsi : « Dans la soirée, j'allai faire mes adieux à Pexcellent chanoine de Angelis et lui laissai sur sa demande l’attestation suivante... » Cette attestation n’apprendra rien de nouvéau au lecteur : elle est le résumé des procès-verbaux dont la meilleure partie a été placée sous ses yeux. Cependant, à ce titre de résumé écrit le 27 octobre 1871, cette attestation a son intérêt.
« J’ai passé quatre jours à Oria, les 24, 25, 26 et 27 octobre 1871. J’ai pu examiner et interroger Palma avec soin et être témoin des faits extraordinaires qu’elle pré-' sente. J’ai vu deux fois l’hémorrhagie spontanée se produire sur son front; deux fois