A BASE DE MACARONI
heure à Lorette. On ne peut pas visiter ce sanctuaire vénéré sans y avoir de profondes émotions ; j'en subis plus d’une. » Nous suivons le docteur Imbert jusqu’à la fin de son voyage : rien ne peut instruire le lecteur sur l’historien de Palma, mieux que ces détails autobiographiques. Nous omettons toutefois les impressions du docteur à Florence. « Le lendemain mardi, un convoi de nuit m’avait transporté de Florence à Gênes la Superbe. Les églises seules m’intéressèrent, surtout le corps de sainte Catherine de Gênes. C’était la première fois que je voyais un corps saint en état d’incorruption. Ce travail lent de momification est prodigieux. J’avais vu dans ma vie bien des préparations anatomiques, mais non de cette espèce. Dieu se plaît parfois à préparer les corps des saints à sa manière :
ce modus faciendi est tout simplement un miracle. Mercredi matin, 1 er novembre, j’arrivais à Nice, ma station d’hiver, après avoir fait près de douze cents lieues pour aller voir Palma. »
Le voyage d’Oria a fait date dans la vie calme et réglée du docteur Imbert. Les douze cents lieues invoquées par le docteur ne sont pas sans lui imposer. C’est une
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sorte cle travail dTIercule sous la plume du simple historien de Palma. En somme, ce voyage de douze cents lieues pour aller voir Palma se composait de deux parties.
La seconde partie, la plus courte d’ailleurs, Nice à Oria avec retour, constitue seule le pèlerinage près de Palma. Certes, cinq cents lieues sont un déplacement; toutefois avec le chemin de fer de Nice à Brindisi et une dizaine de lieues de Brindisi à Oria. Mais à quoi bon taquiner le docteur Imbert? Il a vu grand pendant ce voyage et aussi après.
Ce fut sans doute le principal épisode de sa tranquille et calme odyssée. C’est ce qui lui a fait exagérer les proportions de ce petit voyage.
Le chapitre sixième du second volume des Stigmatisées a pour titre : Renseignements divers sur Palma. — Les articles du Messager du Sacré-Cœur de Parme. — La Semaine Religieuse de Tournay. — En voici divers extraits (page 6G) :
« Palma est née à Oria le Jeudi-Saint, 31 mars 1825, à deux heures environ de l’après-midi (19 heures italiennes). Elle fut baptisée le Samedi-Saint suivant* par l’évéque d’Oria, selon l’ancienne coutume, encore en vigueur en Italie, de ne baptiser le