‹ Coup d'œil sur les thaumaturges et les médiums du XIXe siécleChapitre 6 sur 264 · UNE VIE NORMALE PERMIT A LOUISE · texte numérisé non relu

UNE VIE NORMALE PERMIT A LOUISE

Elle eut bientôt, comme son saint préféré, François d’Assise, des hémorragies et des stigmates au côté, aux mains et aux pieds et des extases qui duraient des jours entiers. L’enthousiasme d’une partie du clergé belge ne connut plus de bornes ; une sainte nouvelle était apparue sur terre ; l’évêque de Tournay venait à plusieurs reprises garantir le miracle par sa présence. Les libre-penseurs ricanaient ; mais on trouva des médecins français et belges pour certifier que les faits étaient en dehors de la science humaine. Cependant, d’autres docteurs étudièrent le cas, le rapprochèrent d^autres connus et conclurent que la sainte du Bois-d’Haine n’était qu’une malade atteinte d’une hystérie grave. Ceci ne paraît pas douteux, lorsque l’on sait qu’une des sœurs de Louise Lateau, comprenant le danger que courait celle-ci, prit en 1875 la direction de la maison, éloigna les curieux et les autres causes d’excitation. Une amélioration notable suivit ces mesures ; la malade mangea de meilleur appétit ; elle n’eut plus d’extases, et ses blessures ne saignèrent plus. En un mot, une yie normale permit à Louise d’atteindre l’âge de trente-trois ans. » Le lecteur est renseigné par cette bio-

d’atteindre l’age de trente-trois ans 7

graphie. Sans admettre, les yeux fermés, les explications fournies par le Dictionnaire de Larousse qui n’a pas de tendresse pour les phénomènes mystiques, on peut retenir les points principaux de cette notice. Revenons à la visite du docteur Imbert.

« Palma croyait que Louise avait quarante ans; je la renseigne exactement sur son âge. »

Ainsi Palma commettait une erreur notable sur l’âge de Louise Lateau. Vingt-etun ans au lieu de quarante ; ce n’est pas une confusion admissible.

« Elle me demanda avec une espèce de curiosité des explications sur ses stigmates ; je lui en raconte l’évolution, puis l’interroge sur ses rapports d'âme avec Louise ; je tenais à savoir si elle était transportée en corps ou en esprit à Bois-d’IIaine. »

Palma interrogeait le docteur Imbert tout comme ce dernier interrogeait Palma.

Palma se faisait rendre compte des particularités observées par le docteur sur Louise Lateau.

« A ce moment, je causais directement avec le chanoine de Angelis sur la question de la bilocation. J’étais assis en travers de Palma à sa gauche, faisant face au cha-

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