PALMA DIT CONNAITRE LOUISE
« Après les préliminaires d’usage, la conversation s’engage sur Louise Lateau. Le CHANOINE DE AnGELIS ME SERVAIT DE TRU¬ CHEMENT. Palma me dit connaître Louise depuis trois ans, soit par l’extase, soit hors l’extase, quand elle jouit de la vue surnaturelle ; elle ne l’appelle que Louise et ne la connaît que sous ce nom. Elle n’a jamais vu ni sa mère, ni ses sœurs, ni ses directeurs ou confesseurs. D’après elle, Louise est animée d'un bon esprit , mais elle est encore tracassée par le diable. »
Qui est la personne désignée sous le nom de Louise Lateau . Le Dictionnaire de Larousse (deuxième Supplément) raconte ainsi la biographie de ce personnage. En 1871, Louise Lateau, âgée de vingt-et-un ans, avait encore douze ans à vivre.
« Lateau (Louise), stigmatisée et illuminée belge, née à Bois-d’Hairfe (province de Ilainaut), le 30 janvier 1850, morte dans la même commune le 27 août 1883. Elle appartenait à une famille d’ouvriers, son enfance et sa première jeunesse furent maladives sans présenter, cependant, aucun fait médical digne d’attention. D’une intelligence moyenne, son instruction était fort limitée. Sa piété était ardente, ellecommu-
DEPUIS TROIS ANS
niait chaque jour. Ses lectures consistaient dans Ylmitation de Jésus-Christ et le Manuel du tiers-ordre de Saint-François. En 1867, Louise entra dans la confrérie de ce tiers-ordre. Il est bon de rappeler que le créateur de cette institution religieuse, saint François d’Assise, eut vers la fin de son existence des visions mystiques à la suite desquelles ses mains et ses pieds portaient la marque sanglante de clous et Son côté, une plaie contuse, sanguinolente, telles que ces blessures diverses se rencontraient dans Jésus crucifié. C’est là ce qu’on appelle les stigmates du saint. Au commencement de 1868, Louise eut des accidents nerveux, des vomissements de sartg. Elle garda pendant un mois entier une diète presque absolue. Elle raconta que, pendant ce temps, l’Enfant-Jésus lui était apparu. »
Voilà pour les faits eux-mêmes : le Dictionnaire de Larousse y ajoute les réflexions qui suivent :
« Les prêtres qui l’entouraient crièrent à l’extase, au miracle ; les gens pieux des environs vinrent visiter la malade, et tous, par leurs discours et leurs témoignages d’admiration, exaltèrent l’état de celle-ci.