A EMBELLI OU ALTÉRÉ
Je l’ignore. Il serait intéressant de le savoir, car il y a un argument de beaucoup de force dans la discordance ou dans la concordance de pareilles prophéties avec la réalité. Le docteur Imbert écrit encore, page 88 : « A la fin du règne de la Commune, pendant deux jours, Palma fut très agitée et préoccupée. Elle dit à cette époque à madame la supérieure, à propos des événements de Paris : Ma mère, fai tout vu ! » Que vaut ce dire de Palma ? Estce là l’expression d’une hallucination ordinaire ? Est-ce une hallucination véridique qui a provoqué ce dire ? On ne saurait rien préjuger. Les détails minutieux du phénomène, l’observation exacte des heures, enfin les mots mêmes sortis de la bouche de Palma seraient indispensables pour que l’historien fût en droit de mesurer les identités et les discordances entre les faits et les dires mentionnés par la plume enthousiaste du docteur Imbert. Le docteur continue d’ailleurs la série de ses curieuses affirmations, comme il suit :
« On a lu au chapitre précédent que pendant son agonie publique Palma avait signalé, entre autres âmes parfaites, une âme de Paris âgée de cinq ans. Elle parle