‹ Coup d'œil sur les thaumaturges et les médiums du XIXe siécleChapitre 83 sur 264 · LA SCIENCE OFFICIELLE · texte numérisé non relu

LA SCIENCE OFFICIELLE

et barbare que nous semble barbare et grossière la physique des universités du moyen âge, qui étaient pourtant des corps savants. S'en remettre à la science du dis cernement des faits de nature et des faits surnaturels , c’est la traiter comme si elle

était JUGE INFAILLIBLE DE L’UNIVERS. »

La question de la fragilité de l'ignorance des savants est parfaitement posée dans les termes qui précèdent. Elle est développée clairement dans les lignes suivantes : « Sans doute, telle qu’elle est, la science est seule arbitre de la vérité et de l’erreur et rien n’est acquis à la connaissance sans avoir passé par son examen.

Sans doute, on ne peut appeler d’elle qu’à elle-même. Mais encore ne faut-il pas citer indifféremment dans les mêmes formes tous les phénomènes à son tribunal ; il se peut qu’il y ait des phénomènes singuliers, RARES, SUBTILS, D’UNE PRODUCTION incertaine. La science officielle risquera de les manquer si elle les attend dans ses commissions ; c’est à cet égard que l’argument, présenté par M. Ernest Renan, me semble dangereux, du moins dans ses tendances. »

M. Anatole France poursuit ainsi sa ré-

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