‹ Coup d'oeil sur l'homme et sa chute [microforme]Chapitre 4 sur 12 · SAR SE · texte numérisé non relu

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nature de l’examen. La chute de l'état spirituel à ‘état matériel est sujecte aussi à bien des explications.

Dans toute société il existe trois classes : la classe physique, la classe morale et la classe intellectuelle. Cette dernière représente toujours une plus forte somme de vérité.

L'homme pliysique ne voit guère que la terre, parce qu'il s'y établit de bonne foi et y travaille avec courage et persévéranre. L'homme moral ne voit guère que le ciel—ou le monde spiritnel—et n'accomplit sa mission terrestre qu'avec une certaine répugnance ; sa pensée se reporte presque continuellemet au second étage de ia vie, il juge toujours mal la vie matérielle, car il ne s'y livre pas; il est sur la terre pour soulager {es souffrances du premier, et non pour les augmenter ; sa lumière, comme celle de la lune, n’est qu'une chose d'emprunt etne saurait servir pour éclairer sûrement et en dernier ressort les hommes. L'homme intellectuel représente le soleil de la sphère mentale ; sa pensée jaillit dans tous les : sens et éclaire toutes choses.

La classe morale a toujours enseigné que la chute de l’hom- “e, de son état primitif, était due à la désobéissance, à une violation de devoirs. La classe morale représente le cœur de l'organisme social ; comme lui eile devrait être aimante et voir partout l'amour et non la haine ; faillissant à cette mission, son intelligence devient en quelque sorte nulle et impropre à guider ses enfants. La tête de l'organisme social, ou la classe intellectuelle, interprète d’une manière bien différente la chute de l’homme, et se complait à voir dans le Père Eternel les qualités les plus larges, les plus généreuses, les plus sages.

Durant la première ère sur la terre la pensée humaine avait un caracière physique ou grossier. L'idée de Dieu était informe, et toute autre connaissance comportait aussi un caractère rudimentaire; c'était la conséquence indispensable de cette ère ; néanmoins, lorsque cette ère arriva à son développement intellectuel,de vastes pensées philosophiques,quiémerveillent encore les penseurs, se firent jour. Cet âge a semé des germes qui fructifieront dans celui-ci.

Si le grand prophète qui donna son nom à l'ère que nous traversons encore ne communiqua pas tout le savoir qui était en

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lui, c’est qu'il ne pouvait et ne devait pas dépasser sa mission d'initiateur. Le grand cœur que percèrent l'ignorance et la cupidité avait une intelligence éclairée qui embrassait autre chose que le sens purement moral de la vie; mais pour se faire comprendre il dut souvent employer le langage de l’époque et même celui de la tradition, tout grossier qu'il était. Au-dessus, néanmoins, de ce langage plane, en gerbes brillantes, celui de l'amour, de la tolérance et des pensées hardics d’un autre ordre. Le Christ savait que la doctrine dont il était le dépositaire n’arriverait à son état de maturité que lorsque l’âge intellectuel serait venu. Il ne pouvait, en conséquence, enseigner à ses frères que ce qu’ils pouvaient bien comprendre. Les lacunes qu’il a laissées dans ses enseignements n'étaient pas une preuve de son incompétence à les remplir, et signifient que ce devoir nous incombait.

Nous entrons aujourd’hui dans l’âge intellectuel de notre ère, ou de la seconde ère. A mesure que la mission terrestre de l’homme avance, les idées prennent un plus grand essor et saisissent mieux la vérité.

L'humanité terrestre reçoit aujourd’hui des révélations nouvelles auxquelles elle a droit et qui sont nécessaires à l’âge dans lequel elle entre. Les barrières disparaissent et l'intelligence entre dans de nouveaux horizons dont la beauté resplendissante émerveille de bonheur ceux qui les parcourent. Le libre examen se défait de ses entraves et trouve la démonstration là où l'obscurité existait. De glorieuses perspectives se dévoilent et se déroulent à l’envi au-delà de toute expression. Le bonheur se fait déjà pour les malheureux de toutes espèces, non seulement par des promesses, mais par des réalisations fécondes, par un changement de conditions d'autant plus grandes qu’elles embrassent à la fois la vie présente et la vie future.

L'autorité, dite Maternelle, assistera bientôt, tout le dit, à l'émancipation de ses enfants et se complaira à leurs nouvelles habitudes, à leur nouvel ordre d'idées et à leur indépendance ; ses enseignements, ne conveuant plus à ses enfants devenus hommes, serviront, après avoir subi quelques modifications importantes, provoquées par le RARE âge dans l’ordre social et

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