‹ Coup d'oeil sur les démêlés des cours de Bavière et de BadeChapitre 2 sur 3 · C-ivii · texte numérisé non relu

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peuple. et de sa couronne , les annales d«, la bassesse n'offrent, rien de plus vilj, celles de la trahison , rien de plus criminel. On ne doit croire à de pareils attentats qu'après en avoir eu sous les yeux l'irrécusable preuve. Fasse le ciel que la France H'acquierre jamais la douloureuse convic- Ùon ; Ravoir donné . le , jour à des fila si indignes çl'elle ! .

/, U lie carrière bien différente » un noble phamp. de phïlantropie et d'honneur s'ouvre aux hommes éclairés de tous, les pays aue ; , lueurs goûts» leurs étudeSj ou le seul jnouvjement d'une ame généreuse portent à pubj^r j pour lç bien . des peuples , . leurs réfksipns sur les querelles des princes , sur les; jques lions qui font ..naître ces que^ relies J et sur les moyens de ramener ou 4'affejmir entre les .États, des rapports de bonne intelligence et d'amitié. Mille sujets de cette espèce peuvent, sans risque, , exercer l'aptîvité de. leur imagination. Par un heureux privilège » dans le vaste domaine de la politique extérieure >

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(V) on peut s'égarer impunément. On peut reformer , changer , bouleverser le monde dans des écrits , sans craindre de troubler son repos. Le plus ou moins de justesse dans les raisonnemetis n'entraîne' aucun p^ril< pour les rois , aucun ébranlement pour le& peuples. Des argumens, bons on mauvais , ne sont point des bataillons j une brochure n'est point une armée. Peut-être avec le temps, si les gouvernemens représentatifs se multiplient , un ouvrage lumineux où l'éloquence sera l'interprète de la sagesse, des argumens solides dont les tribunes nationales retentiront à la fois dans des pays divers, pourront suspendre le mouvement de bataillons prêts à se mettre en campagne , arrêter une armée dans sa marché. Aujourd'hui on. doit se borner à une mission plus modeste. Répandre quelque lumière sur des questions simples en elles-mêmes, mais qu'une vaine affectation de fausse science se plaît -à couvrir d'une artificielle obscurité > porter dans les proeàs des Gouvernemens eattfi

Cvj ) eux l'indépendance d'une discussion impartiale , et montrer les avantages que trouveront les rois comme Jes peuples à faire succéder le règne de la justice au règne de la force , c'est là le seul but auquel puisse tendre maintenant l'écrivain politique. Ce but est assez honorable pour exciter son zèle , pour encourager ses efforts-; mais , dans son noble désir de servir l'humanité , un talent lui est surtout nécessaire , c'est Part de choisir le moment. Il faut , pour être utile, qu'il sache faire taire son amour-propre; il faut qu'il ait le courage de négliger la correction de l'écrit pour l'à-propos de sa publication. Cette remarque ■ ici n'est point désintéressée : nous prions le lecteur de ne pas la perdre de vue.

Mais pourquoi , va s'écrier un critique plus ou moins bienveillant, pourquoi nous occuper des anaires des autres pays, quand les nôtres présentent à l'observateur une mine si riche et si féconde? Nous répondrons que, s'il est en ce moment pour la

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(vij) France une question de haute politique qui absorbe toutes les âmes, cette question n'est pas de celles qui puissent appeler un examen , parce que l'apparence seule de la plus légère incertitude sur la nature de sa solution prochaine serait une calamité pour nous, en même temps qu'elle serait un outrage pour des souverains dont la parole est inviolable et sacrée. Et comment, eur une telle question , admettre l'ombre même d'un doute ? Après la complète exécution des stipulations les plus rigoureuses, d'un côté s'avance celle des parties qui subit depuis trois ans toutes les rigueurs de la fortune ; elle s'avance \ l'oeil modeste, mais assuré, sans bassesse comme sans orgueil, forte de la conscience d'avoir satisfait à toutes les conditions prescrites , couverte enfin du bouclier d'un calme imposant et majestueux, 'd'un calme que cherchent vainement à troubler les cris d'une démence solitaire, d'un calme dont la durée repose sur la plus solide base, sur la volonté unanime

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d'un grand peuple; elle s'avance, ayant pour cortège les.engagemens exécutés , les promesses remplies, la foi observée, sauve-garde du présent , gage de la sécurité' de l'avenir. De l'autre côté, paraissent les souverains réunis , conduits par la justice et la paix : sur la bannière qui les précède brille en traits de feu un mot, garant de notre libération , l'honneur.

Avant qu'ils délibèrent, l'honneur a prononce ; et dans le fond du tableau je vois la discorde qui s'enfuit, la vengeance qui brise ses poignards, la haine qui éteint ses flambeaux. L'humanité pousse un cri de joie , et le monde console' s'étonne de se trouver raffermi sur ses anciens fondemens. Ce n'est qu'accompagnée de ces rassurantes images que peut s'offrir aux yeux d'un Français l'idée de l'auguste réunion qui se. prépare. On apprécierait mal la grandeur de la question relative à. la France, si l'on voulait en faire le sujet d'une discussion vulgaire, et la soumettre aux formules d'une froide dénaona-

tration. Par respect pour les souverains;, on doit la laisser intacte , comme placée dans une région à part, et comme réservée uniquement pour eux.

D'autres*objets , mais d'un ordre moins élevé ? appelleront aussi leur sollicitude. Ceux-ci appartiennent pleinement à l'utile investigation du public : ils attendent, ils provoquent les débats contradictoires des écrivains de tous les pays. Nulle question de politique extérieure n'est en effet indifférente pour aucun Gouvernement. Il y a , sous ce rapport , solidarité entre les États. Telle question qui n'a , en apparence, qu'un intérêt local, est, au fond, d'un intérêt universel ; elle touche d'une manière indirecte ceux qu'elle ne regarde pas directement. Défendre la cause d'un peuple ou d'un prince , c'est défendre la cause de tous les princes et de tous les peuples ; et c'est encore travailler pour son propre pays que de concourir à faire prévaloir , même au profit d'un autre

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(x) État , le bon droit sur l'ambition , et l'invariable loi de l'équité sor le mobile système des. convenances.

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