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outre deux millions d’acres octroyés pour d’autres fins particulières d’intérêt publie. Le Président exprime que c’est pour lui une opinion solidement formée, et acceptée par le peuple. que le peys trouve un intérêt plus considérable à faire coloniser les terres publiques et les cultiver, que d'attendre le revenu qu'elles peuvent fournir par la vente,
Une PLUME vraiment PATRIOTIQUE écrit ce qui suit dans le Courrier du Canada du 15 juillet dernier :
“ Pourquoi la nationalité canadienne se trouve-t-elle aujourd'hui dans une situation qui fait trembler pour son avenir? Pourquoi l’Union des deux Canadas est-elle troublée ?
& Parce que la population du Bas-Canada est momentanément inférieure en nombre à celle du Haut : elle est noyée, ou à la veille de l'être...
“ Pourquoi et d'où vient cet état de chose ?
Parce que d’une part, au lieu de retenir la jeunesse dans le pays, en encourageant la colonisation dans le Bas-Can1da, on l'a laissé partir ; et que de l’autre part on a favorisé trop systématiquement l'émigration étrangère britannique, dont le flot grossissant sans cesse s'est porté vers l: Haut-Canada, et à ainsi changé l'équilibre de la population. Voilà des faits patents, qu'il est impossible de contra lire. +
Quel est maintenant le remède à cette situation désespérée ?
#Il n'y a qu’un seul remède, et qu'on y réfléchisse bien, c’est pour la nationalité canadienne la dernière planche de salut. Quel est donc ce remède ? C'est de faire enfin, ef tout de bon, ce qu'on aurait dû faire depuis quinze ans : c'est d'encourager la colonisation !
De son côté, le rédacteur du journal sus-mentionné proclame, dans sa feuille du 28 mars dernier, l’urgente nécessité pour nos hommes publics d'assurer au pays un bon système de colonis'tion. Voici ce qu'il écrit :
“ Ce n'est plus aujourd'hui le temps de gémir sur les causes qui ont entravées jusqu’à ce jour la marche de la colonisation. Maintenant que l'élan est donné, le gouvernement doit travailler avec ardeur à substituer à cet état précaire et d’indécises démarches, une énergique impulsion par un système solide et régulier, afin que la prospérité du pays s’agrandisse par le développement. plus rapide de l'agriculture : seule bûse permanente en ce pays de la riche:se publique. ”
Telle est l’éloquence de ces considérations qui, sans doute, ne manqueront pas d’exercer une bien légitime influence dans les hautes volontés du pays.
Arrivé au terme de notre tâche, il ne nous reste plus qu’à féliciter cette valeureuse phalange d'hommes de tout âge et de toutes conditions sociales, qui entourent de leurs sympathies généreuses la noble cause de la colonisation du pays.
A la suite de ces grands zélateurs que le Clergé et la sociôté ont donné à la cause colonisatrice da pays, depuis vingt ans, nous voyons avec un égal bonheur surgir de nouveaux ouvriers, pleins d’ardeur et de zèle, qui viennent s’inscrirent à leur tour.
Espérons que du concours de toutes les idées et surtout de tous les dévouements sortira une action puissante et féconde en heureux résultats.
Saint-Jean Port-Jali, 1er Septembre 1864,
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