SONNET
Artiste sans rival, quels décors ravissants, Dans la voûte d'azur, à no: yeux tu dévoiles, Lorsque nous contemplons les effets saisissants
Que ton pinceau divin prodigue sur tes toiles !
Au cie; bleu, parsemé d’astres resplendissants, Phœbé vient de la nuit percer les sombres voiles, Et ja neige aux cristaux vermeils, éblouissants,
Reflèie la clarté d'innombrables étoïles.
Le givre des rameaux a des tons argentés, On se croit le jouet de rêves enchantés, Riantes visions qui berçaient notre enfance.
Puis, sentant que les cieux se rapp'ochentue nous, Qu'au dessus des soleils témoins de su puissance,
L'Eternel nous sourit, nous tombons à genoux.
Montréal, décembre 1884,