‹ Coups d'aile et coups de bec [microforme]Chapitre 2 sur 118 · FANTAISIE · texte numérisé non relu

FANTAISIE

LE n

Eh! bien, en vérité, les sots auront beau dire, “Quand on n’a pas d'argent, c'est amusant d'écrire.’

Alfred de MUSSET.

Lorsque, du haut du ciel, ta demeure dernière, Hlustre de Musset, tu tournes vers la terre

Un regard curieux, profond, compatissant,

Tu dois prendre en pitié plus d’un scribe impuissant Qui veut intéresser et qui n’a rien à dire,

Ce qui fait que sa prose est ennuyeuse à lire.

Pour le rimeur tu dois te montrer indulgent ;

C’est surtout celui-là qui n'a jamais d'argent.

Ur, je puis en juger : je n'ai ni sou, ni maille, J'écris souvent en prose et souvent je rimaille,. C’est pourquoi j'ose ici protester en disant :

Eh, bien ! non ; griffonner ce n est pas amusant. Je dis que, lorsqu'on a le diable dans sa hourse, Une plume n’est pas la meilleure ressource

Pour l'en faire sortir, Et puis, s’il faut payer

Un compte, on aurait tort de vouloir s'égayer

En écrivant. De fait, pour solder des mémoires, C’est de l'argent qu’il faut et non pas des grimoires, Que le public ne peut tenir à déchiftrer,

Et qu’on n'a jamais vu les banquiers encoffrer.

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