ENVOI
Littérateurs français du corps académique
Etabli depuis peu sur le sol canadien,
Je vous fais l'exposé plus vrai que poétique
Des abus dent se plaint le groupe famélique
Qui s’acharne à gravir le somimet parnassien, Mamelon bier connu de l’académicien.
Cette cime n’a pas de neiges éternelles ;
Mais l’éternelle dèche y règne, nous dit-on.
Du barde, qu’elle étreint dans ses serres cruelles,
Elle glace l'élan et l'inspiration.
Qui pourrait mieux que vous plaindre notre misère ?
Vous avez éprouvé nos tribulations.
Or, la littérature au peuple est nécessaire
Pour conrerver su langue et ses traditions.
IN FORMA PAUPERIS
Consultez le passé: les fortes nations Ont touiours fait grand cas du talent littéraire.
Notre peuple isolé, plus qu’un autre, a besoin
Qu'on mette sous ses yeux les leçons de l'histoire,
I faut lui procurer d'autres titres de gloire
Que les nobles exploits d'un passé déjà loin.
| Je constate le mal ; appliquez le remède.
Vous êtes nos aînés ; vous nous devez votre aide. Tout travail, excepté le travaii d’un auteur,
Se paye en beaux deniers: voilà pourquoi je plaid La cause des copains contre l’entremetteur,
Qui plume à son profit le trop rare lecteur.
Vos efforts, j'en suis sûr, nous seront très utiles Vous saurez triompher des cabales bo:tiles.
Il nous faut un marché pour la prose et les vers,
Comme pour les rats et les petits pois verts.
Stoke Centre, avril