‹ Coups d'aile et coups de bec [microforme]Chapitre 97 sur 118 · LA CAVALCADE · texte numérisé non relu

LA CAVALCADE

AIR: Fra Diava lo.

Puisque la cavalcade Doit défiler sur nos chemins, Croisés, montrez-vous humains, T'nez vos bêtes à deux mains. Partez pour la croisade, Cuirasse ax dos et lance au poing, Mais n'vous étalez point, Car vous n'irez pas loin.

Croisés !

Pendant ces jours de fêtes, Répétez à vos bêtes :

Arrié donc ! (ter)

Pour aller à la selle, Faut pas avoir le dos trop rond ;

Faut être un franc luron Et ménager l'éperon ;

Faut pas que l’on chancelle,

TERRE-A-TERRE

Faut pas qu'l’étrier soit trop long, Faut pas empoigner l'a: on Et faut s’tenir aplomb.

Croisés !

Pendant ces jours de fêtes, Répétez à vos bêtes :

Arrié donc ! (ter)

Je me suis laissé dire Que tous les meilleurs cavaliers S'ront créés chevaliers, Les aut’s s’ront bacheliers.

Je ne veux rien prédire, Mais j'suis certain qu'eceux qui tomb'ront De tout ça n’rapport’ront Rien aut’ chose qu’un affront.

Croisés ! Pendant ces jours de fêtes, Répètez à vos bêtes :

Arrié donc ! (ier)

Nous n'avons pas coutume

De combattre le Sarrazin,

Nous en faisons du pain,

Pour apaiser ncv'faim.

Mais sous un beau cost'ime,

On peut fair’ semblant d’hatailler,

LA CAVALOSDE 217

‘On peut même ferrailler.

Mais faut pas dérailler.

Croisés !

Pendant ces jours de fête, Répétez à vos bêtes :

Arrié donc! (fer)

Montréal, juin 1884.

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