‹ Coups d'aile et coups de bec [microforme]Chapitre 96 sur 118 · MUFLE SOUVIENS-TOI · texte numérisé non relu

MUFLE SOUVIENS-TOI

AIR : ose Souviens toi ;

C'était l'instant mystérieux

Où du pochard la voix se fait entendre, Où, dans l'escalier ténébreux,

Il ne peut monter ni descendre

Et moi, policier vigoureux,

J'étais arrivé pour te prendre.

Comme tu t’'appuyais sur moi! | Souviens-toi, Mufle souviens-toi, .

Tes gros veux blancs étaient pochés.

Et tu gueulais d’une Voix avinée ; Tes vieux habits étaient tachés

De crasse vieille d’une année,

Tes boutons étaient arrachés,

Ta face Stait Congestionnée,

Comme tu t’appuyais sur moi ! :

Souviens-toi, M'ufle souviens-toi, j à

TERRE:A-TERRE

Puis à l’heure où chacun se tait,

Tu commençais une nouvelle antienne ; La grosse main se débattait,

Pour mieux s'échapper de la mienne, La brise à ma bouche apportait

La puanteur de ton haleine.

Comme tu t’'appuyais sur moi! | is.

Souviens-toi, Mufle souviens-toi.

Sais-tu bien que tu m'empestais,

Que tes soupirs sentaient la vieille tonne, Je disais, quand tu gigcttais :

Allons ! marche ou je te bâtonne,

Puis, au violon je te portais,

Tu chantais un air monotone.

Comme tu t'appuyais sur moi! | À is.

Souviens-toi, Mufle souviens-toi.

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