‹ Coups d'aile et coups de bec (volume 2)Chapitre 70 sur 92 · P'TIT BAPTISTE · texte numérisé non relu

P'TIT BAPTISTE

Air : Alice ou donc es-tu ?

Narguant la grammaire, Tu fais le rodomont ; Tu veux être maire, Baptiste Guévremont !

Pourquoi, cette année, As-tu donc combattu ?

La ville est tannée ; Baptiste comprends-tu ?

Ici, fréquemment, Tu prêches l'ignorance :

Tu sais tourner un boniment, Dire avec jactance :

En cHe circonstance, Comme en toute autre, aclairement.

Messieurs, j'I'ai dit et je l'répètt', Manquablement.

Si j'ai bonn'mé moire, Un dimancne, en été, Parlant d'Saint' Victoire, Tu disais : " J'y ai-t-été. "

Aujourd'hui tu tettes, La vache d'Ottawa, Et tu nous embêtes, Qu'c'est un'pitié d'voir ça.

Quand devant l'Conseil, Tu fais une grimace :

Quand de la gaité le soleil Eclaire ta face D'un reflet cocasse, Ton rire sans pareil, 0 Guévremont ! chez nous, provoque le sommeil.

Tu t'es fais élire Par de bons habitants, Qui n'savaient pas lire, Voilà plus de trente ans.

Tu savais conduire, Les bœufs dans les chantiers, A Gouin tu vins dire :

" Dehors, place aux bouviers. " Du cultivateur, Tu ne t'occupas guère ; Libéral, puis conservateur, On t'a vu naguère, Leur faire la guerre Pour être sénateur ; 0 Ouévremont ! des habitants le protecteur !

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