‹ Coups d'aile et coups de bec (volume 2)Chapitre 71 sur 92 · LES YINGT-DEUX MILLIONS · texte numérisé non relu

LES YINGT-DEUX MILLIONS

Air : Vl.a V tramway qui passe.

Le syndicat du Pacifique,

S'adressant au gouvernement,

Lui disait d'un p'tit ton pratique :

Il faut nous donner de l'argent.

Vingt-deux millions fraient notre affaire.

Nous avons des compt's à payer,

Des ambitions à satis-faire.

Allons ! gn'i'a pas à tortiller :

Il faudra qu'ça passe, "\

D'ia révolte on lèv' l'étendard, Qu'ça passe ou qu'ça casse Sans plus de retard.

MacDonald dit à ses fidèles :

Votez mes résolutions.

Quelques-uns se montraient rebelles Et posaient leurs conditions.

Les mutins d'mandaient un subside, Il leur proposa de s'fouiller, On lui dit : Faut qu'ça se décide, Mon vieux, gn'i'a pas à tortiller .

11 faudra qu'ça passe, D'ia révolte on lèv' l'étendard, Qu'ça passe ou qu'ça casse Sans plus de retard.

Là-dessus John A. délibère, Il dit: " Ces gueux-là vont m'quitter " Pour Blake ; il faut que j'obtempère, " Autrement, ils me fraient sauter.

" Mon projet ne leur sourit guère, " Je n'tiens pas à m'faire étriller " On pari' déjà de m'fair' la guerre, '■ Cédons ; gn'i'a pas à tortiller :

" Il faudra qu'ça passe, " D'ia révolte on lèv' l'étendard, " Qu'ça passe ou qu'ça casse '' Sans plus de retard.

Voilà comment la compagnie Qui construit le chemin de fer, Voit d'nouveau sa bourse garnie, Bien qu'on ait fait un bruit d'enfer.

Les lions, dev'nus brebis tremblantes, Se font tondre sans sourciller ;

bis.

bis.

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