‹ Coups d'aile et coups de bec (volume 2)Chapitre 72 sur 92 · LES VINGT-DEUX MILLIONS · texte numérisé non relu

LES VINGT-DEUX MILLIONS

A nos dépens, on s'fait des rentes, Payons : gn'i'a pas à tortiller.

Il faudra qu'ça passe,

D'ia révolte on lève l'étendard,

Qu'ça passe ou qu'ça casse

Sans plus de retard.

bis.

L'autre jour, la tendre Isabelle A Lindor r'f usait un baiser, Pourquoi te montrer si cruelle.

Lui dit-il, pourquoi t'opposer A l'ardeur de la vive flamme, Qui finira par me griller ?

Ah ! si jamais tu d'viens ma femme, Bien sûr, gn'i'a pas à tortiller.

11 faudra qu'ça passe,

D'ia révolte on lév' l'étendard

Qu'ça passe ou qu'ça casse

Sans plus de retard.

Dans c'bas monde, où tout n'est pas ro.-e, Faut prendre la vie à rebours ; Quand je me sens d'humeur morose, J'fais des vers ou des calembours.

Advienne le moment suprême, Je cesserai de babiller Quand j'aurai dit à ceux que j'aime :

" Adieu : gn'ia pas à tortiller.

bis.

" Il faut que j'trépasse, " Il me faut vous abandonner, " Ma pauvre âme est lasse, " Mon heure vient d'sonner.

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