MUFLE SOUVIENS-TOI
AIR : Rose Souviens toi.
C'était l'instant mystérieux
Où du pochard la voix se fait entendre,
Où, dans l'escalier ténébreux,
Il ne peut monter ni descendre
Et moi, policier vigoureux,
J'étais arrivé pour te prendre.
Comme tu t'appuyais sur moi ! ) .
> bis.
Souviens-toi, Mufle souviens-toi. )
Tes gros yeux blancs étaient pochés.
Et tu gueulais d'une voix avinée ;
Tes vieux habits étaient tachés
De crasse vieille d'une année,
Tes boutons é i aient arrachés,
Ta face était congestionnée.
Comme tu t'appuyais sur moi ! )
r OIS.
Souviens toi, Mufle souviens-toi. )
2! 4 TERRE-A-TERKE
Puis à l'heure où chacun se tait,
Tu commençais une nouvelle antienne ;
Ta grosse main se débattait,
Pour mieux s'échapper de la mienne,
La brise à ma bouche apportait
La puanteur de ton haleine.
Comme tu t'appuyais sur moi !
, bis.
Souviens-toi, Mufle souviens- toi.
Sais-tu bien que tu m'empestais,
Que tes soupirs sentaient la vieille tonne,
Je disais, quand tu gigottais :
Allons ! marche ou je te bâtonne,
Puis, au violon je te portais,
Tu chantais un air monotone.
Comme tu t'appuyais sur moi
Souviens-toi, Mufle souviens-toi.
f bis.
oi. )