‹ Coups d'aile et coups de bec (volume 2)Chapitre 77 sur 92 · MUFLE SOUVIENS-TOI · texte numérisé non relu

MUFLE SOUVIENS-TOI

AIR : Rose Souviens toi.

C'était l'instant mystérieux

Où du pochard la voix se fait entendre,

Où, dans l'escalier ténébreux,

Il ne peut monter ni descendre

Et moi, policier vigoureux,

J'étais arrivé pour te prendre.

Comme tu t'appuyais sur moi ! ) .

> bis.

Souviens-toi, Mufle souviens-toi. )

Tes gros yeux blancs étaient pochés.

Et tu gueulais d'une voix avinée ;

Tes vieux habits étaient tachés

De crasse vieille d'une année,

Tes boutons é i aient arrachés,

Ta face était congestionnée.

Comme tu t'appuyais sur moi ! )

r OIS.

Souviens toi, Mufle souviens-toi. )

2! 4 TERRE-A-TERKE

Puis à l'heure où chacun se tait,

Tu commençais une nouvelle antienne ;

Ta grosse main se débattait,

Pour mieux s'échapper de la mienne,

La brise à ma bouche apportait

La puanteur de ton haleine.

Comme tu t'appuyais sur moi !

, bis.

Souviens-toi, Mufle souviens- toi.

Sais-tu bien que tu m'empestais,

Que tes soupirs sentaient la vieille tonne,

Je disais, quand tu gigottais :

Allons ! marche ou je te bâtonne,

Puis, au violon je te portais,

Tu chantais un air monotone.

Comme tu t'appuyais sur moi

Souviens-toi, Mufle souviens-toi.

f bis.

oi. )

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