‹ Coups d'aile et coups de bec (volume 2)Chapitre 91 sur 92 · IL NE M'ABREUV'EA PAS · texte numérisé non relu

IL NE M'ABREUV'EA PAS

Aie : Il ne reviendra pas.

Il m'abreuvait, il m'app'lait sa vieil' branche, Et, vieux pochard, je n'empruntais qu'à lui, Qu'il était beau quand, le poing sur la hanche, Il me disait : Veux-tu boire aujourd'hui ! Un jour, hélas ! la dèche impitoyable Vint subito l'arracher de mes bras ; Pour étancher ma soif épouvantable, J'ai vidé son gousset, il ne m'abreuv'ra pas ! {bis)

Il était gras, jamais plus belle trogne

N'avait lancé rayons plus fulgurants ;

J'aimais à voir sa figure d'ivrogne

Lorsqu'il versait le whiskey par torrents.

J'ingurgitais, éponge insatiable,

Je le suivais, nrattachant à ses pas,

Même aujourd'hui, je le suivrais au diable.

J'ai vidé son gousset ; il ne m'abreuv'ra pas ! [bis)

• '.{'• " IL NE m'aBREUv'RA PAS 261

Sans pintocher il faudra que je crève,

De vivre à jeun j'entrevois le danger ;

Les mastroquets se sont tous mis en grève

Je voudrais boire et l'on m'offre à manger.

S'il advenait qu'une âme charitable

Put me fournir le prix d'un bon repas,

Je l'consommerais en bon whiskey potable.

J'ai vidé son gousset; il ne m'abreuv'ra pas ! {bis)

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