PAIX ET FRATERNITÉ 17T
Pénétrant au palais comme dans la chaumière, Déverse les rayons de sa vive lumière Jpsques dans les recoins dont les angles obscurs Abritent, nous dit-on, des fantômes impurs.
Je te prie, ô mon Dieu, pour la veuve qui pleure. Pour les parents en deuil, pour le pauvre orphelin. Pour le pécheur, déjà courbé vers son déclin. Et qui de son trépas voudrait retarder l'heure. Pour l'insensé qui croit que ton culte est un leurre,. Pour tout proscrit, tribun, pape ou roi détrôné. Pour tout peuple asservi, conquis ou rançonné. Bénis, ô Créateur, la plainte du génie Que la bêtise innée insulte et calomnie.
Prodigue aux cœurs aimants tes consolations, Soutiens les malhem-eux dans leurs afflictions. Toi, dont les yeux divins sont les pures étoiles. Dessille nos regards, que, sans ombres, sans voiles. Apparaisse à nos yeux la sainte vérité, Gage sacré de paix et de fraternité.
Moutiéal, décembre, 1892.
ET DECIDEIICE