‹ Coups d'aile et coups de becChapitre 28 sur 49 · PARDONNEZ · texte numérisé non relu

PARDONNEZ

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En dépit du destin, ma chère, je vous aime.

J^aime à le répéter tout bas discrètement.

Je vous le dis à vous, je le pense en moi-même, J^éprouve du plaisir à broder sur ce thème, Qui trouble ma pensée et cause mon tourment.

Je voudrais oublier : cela m'est impossible,

Un abîme a disjoint deux cœurs faits pour s'aimer,.

Quand je voudrais vous fuir, une force invincible

Me retient immobile et la joie indicible.

Que j'éprouve à vous voir parvient à me calmer».

224 BOUTADES ET BBVEEIES

L'autre jour, emporté par l'amoureuse ivresse, «Taî voulu vous presser tendrement sur mon sein. Vous avez regretté cette chaste caresse :

Vous savez bien pourtant que ma vive tendresse Ne m'a pas inspiré de coupable dessein.

Je vous ai vu pleurer, moi, la douleur dans l'âme. J'aurais voulu me voir au fond de l'océan.

Il est toujours cruel d'attrister une femme, Devant votre chagrin, je me jugeais infâme. Et pour vous consoler j'aurais donné mon sang.

Pardonnez à mon cœur cet instant de folie.

L'amour irraisonné n'a pas su retenir L'irrésistible élan — ^Vous étiez si jolie ! — Le Destin — Je le sens â ma mélancolie — Nous sépare ici-bas. Peut-il nous désunir ?

JE lE VEUX PtS LlinER

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