‹ Coups d'oeil et coups de plume [microforme]Chapitre 44 sur 69 · PÉTITION HUBERTUS · texte numérisé non relu

PÉTITION HUBERTUS

à légaliser une convention particulière, qui requiert pour être valide la sanction des pouvoirs publics, oblige la société commerciale qui a promis et qui a commencé de s’exécuter, à faire intégralement honneur à ses engagements.

—Vous bénéficiez de mon idée, leur dit-il en substance,—non pas seulement de mon idée, mais de mes sacrifices. Qui, en 1865, songeait à relier Ottawa à Toronto? J'ai eu cette idée, j'ai cru à sa réalisation possible, j'ai travaillé et dépensé mes pauvres fonds de journaliste hors cadre ; le fait est accompli; vous, la sagesse de la nation en conclave réunie, vous avez reconnu mes droits ; on veut aujourd’hui me floucr au nom de la loi, —faites donc respecter votre décision de 1881, et protégez-moi donc contre une législation qui m’enlèverait des droits acquis. .

Cela me parait plein de bon sens, à moi qui ne suis pas, il est vrai, un homme pratique.

Le journalisme devrait être une franc-maçonnerie de l'intelligence, et peu importerait, suivunt moi, à quelles coteries loi: aurait appartenu. Que ceux qui ont honoré la presse se voient à leur tour honorés.

Pas seulement honorés, mais mis en état de vivre.

D'une façon ou d'une autre.

Comme il n’y a encore aucun journaliste de canounisé, et que notre corporation ne saurait se former en union saint-ci ou union saint-ça, ayons au moins une ligue dont les règlements contiennent cet

me

em +

article ci : “Tout journaliste retiré pourra compter sur le bon vouloir et les pieux offices de ses con- . frères militants en tout et partout.”

Je souhaite que le parlement entende la voix de mon vieux camarade.

oo A OT, 1 PR VE AC x PROPRES SES

Page 1