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LA SOCIÉTÉ ROYALE

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ger de végéter dans l'oubli et de mourir dans l’insignifiance.

Les sociétés savantes et littéraires sont tout le

contraire des femmes : elles doivent le plus possible faire parler d'elles.

J'admets, sans doute, que la société se doive à elle-même de publier les meilleures productions de ses membres ; mais je pense aussi qu'un millier de dollars, pris sur les cinq mille que les chambres fédérales lui allouent chaque année, et employés en prix. feraient aussitôt jaillir du cerveau de nos écrivains ou exhumer de leurs cartons des œuvres remarquables qui autrement seraient perdues aux lettres.

C’est vraiment merveille de voir cette année le zèle des membres de la section française ; quatorze sur vingt se sont rendus à son appel contre sept ou huit seulement l’année dernière; c’est-à-dire que le nombre des études qui ont été lues en séance ou déposées a de beaucoup augmenté. Ils ont eu la bonne idée de faire bénéficier le public de quelques-uns de leurs travaux, et mercredi soir (*) un auditoire d'élite où se trouvaient beaucoup de dames avait l’occasion d'applaudir MM. Chauveau, Fréchette, Marchand, Lemay, Legendre et Marmette. S'ils n'eussent pas craint de prolonger trop la séance, MM. Faucher, Suite et Decazes anraient lu les essais qu'ils avaient en portefeuille, et que l'assemblée aurait été si heureuse d'entendre.

(*) Le 21 mai 1884,

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