A PROPOS D'ENSEIGNES
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Mais nous aVOns ici, ge remuant au milien de ROUS, nous ayant Opprimés et cherchant à nous primer, des Anglais qui ignorent Je Premier mot de notre langue :
Qui l’ignorent de parti pris :
Dont cette ignorance est le premier article du credo national.
Qui lOugiraient de Paraître faire cas de notre idiome :
rlen savoir de la plus belle des langues.
discussion du projet 4 Confédération, de s’absentir d'apprendre le français. Forcons les Canadiens à se faire Comprendre de Nous, disait-il en substance,
Canne à sucre.
; Je plains, malgré moi, l'Américain quiproqué,
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mais, nom d’un gabarot! je n'aurais eu aucune pitié pour un chauvin anglais couché dans les mêmes draps.
Un petit bout d'examen de conscience.
Ne leur donnons-nous pas trop raison à nos compatriotes d’origine britannique, et ne sommes nous pas les instruments aveugles de la politique de lord Durham ?
Je m'adresse à la bonne foi de tout venant.
Vous êtes dans un village de la province de Québec, n'importe lequel. La population est toute française. Sur cinq cents chefs de famille, il n’y a pas cinq Anglais. On y compte un seul tailleur, un seul barbier, un seul bottier, tous français. Parcourez les rues du village, et dites-moi au retour si vous n'avez pas lu sur l'enseigne de ces messieurs : hair-dresser, tailor où shoemaker. Ils sont, je le répète, les seuls de leur état, l'enseigne porte tous leurs attributs—ciseaux, bottes ou rasoirs, fers à repasser, souliers ou perruques,—chaque villageois sait où les trouver ; cependant, soit peur de perdre une pratique anglaise, soit aplatissement devant ‘la race supérieure,” —agenouillement du vaincu devant le vainqueur, —l’enseigne mendie une clientèle impayante.
Est-ce digne ? je le demande.
Maintenant” transnortez-vous dans la province d'Ontario. Parcourez, examinez, furetez, et trou-
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vez-moi une enseigne française, même dans les localités où la majorité est française !
Nous avons les genoux trop faibles, mes compatriotes !
Pourquoi céder, quémander, bonneter ?
Nous nous souffletons, et quand il arrive qu’un
Anglais veut essayer du procédé, nous nous récrions.
C'est-à-dire que nous ns mettons à ses genoux,
et quand i] veut nous y tenir nous pestons contre
lui et sa manie de subjuguer.
En d’autres termes encore, nous nous passons le nœud coulant au cou, nous lui tendons l’autre bout de la corde, et s’il fait mine de tirer nous crions comme des oies que l'on plume vivantes.
Debout, mes frères, debout !
Connaissez-vous dans la province de Québec, dans un endroit quelconque où les Anglais ne comptent même pas, où ils sont deux contre les nôtres mille, connaissez-vous un seul Anglais qui expose une enseigne française, une affiche française ? qui condescende à faire ses affaires en français ? Se soucie-t-il seulement de nous, ut que pour s'enrichir de notre substance, jusqu'au point de se plier un instant à nos exigences et de nous parler dans notre langue ?
Son dédain est superbe et suprême,
Lui ne nous parle qu'anglais et nous force le
comprendre ; nous, c'est en anglais que nous lui adressons la parole.