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L'ATELIER DE M. GUSTAVE COURBET

Pau Ai,. Prévost.

Au terme de L'année 1861 se place un fait important pour l'histoire de l'art contemporain. Un certain nombre d'élèves de l'Ecole des Beaux-Arts décidèrent Courbet à fonder un atelier pour les initier aux pratiques «le son art. Voici une reproduction amusante de cet atelier de la rue Notre-Dame-des-Champs où l'on vit Fanlin-Latour, Lansyer, les graveurs Flameng e1 Méaulle.

Cette innovation créa un mouvement, une agitation sans exemple dans le monde artistique. Partout, au café, dans les salons, dans les cercles, on ne s'entretenait que de cet événement.

Nous ne résistons pas à La satisfaction de citer Castagnary qui fait la description suivante dans ses Libres Propos : « Debout sur du foin répandu, l'œil dilaté, allongeant à terre son mulïle noir, et balançant sa queue impatiente, un bœuf roux, marqué de blanc. était lié par les cornes à un anneau de fer fortement scellé dans le mur. C'était le modèle.

« Le noble animal, inquiet d'être le centre de tous ces regards, s'agitait sur ses jambes solides et ne tenait guère en position. Venait-il des pâturages de la Normandie, des plaines du Poitou ou des prés de la Saintonge? Je ne sais, mais il était fin de forme, et sa robe tachetée amusait le regard. « Autant de chevalets, autant d'artistes. Chacun travaillait en silence. Le maillée à la barbe noire, allait et venait, distribuant ses indications, et à chaque fois prenant la palette pour démontrer plus clairement. »

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