L'ANNÉE QUI S'EN VA
Courbet baigneur pour faire pendant à la Baigneuse au corps
divin, peinte à la fin de l'année 1866.
Courbet.— Quana jo peina une vachère, ^c'est une vachère.
La Vie parisienne (a3 mars 1867).
COURBET
L'accent franc-comtois de Courbet était connu du Tout-Paris. Ses amis, ses compatriotes même, s'en divertissaient.
Jean Gigoux a raconté qu'en 1848, c'est-à-dire à l'époque de ses débuts à Paris, Courbet vint le trouver, et, avec son accent :
« Monsieur, lui dit-il, je viens vous demander si vous pouvez venir voir mon tableau ! »
Gigoux se rendit à L'invitation... 11 (il observer qu'une brosse pour lier les couleurs aurait été nécessaire. « Le tableau en effet était si empâté que les vessies étaient à peine écrasées sur la toile. »
— Oh Monsieur! s'écria Courbet, oh Monsieur! Mais c'est crépi dans la pâââte !...
COURBET, K»ni fit loi -nrtnf — M par G1LL
A<7 A/////- (g juin 1M67).
COURBET, PEINT l'Ait LUI-MÊME, ET l'Ait (ill.l.
Certes, Courbet Be regardait avec complaisance. C'était on fort l>ol homme; sa Ogure était intéressante ;i étudier, surtout à L'époque <l«*s débuta à Paris. Par ailleurs, lui évitait «Je payer des modèles, moyens qu'il n'avait point alors.
En 180;, le maître d'Ornans avail d'antres sujets de préoccupation. Il était tout à ane Exposition particulière qu'il venait d'organiser au rond-point de L'Aima, aux Champs-Elysées, on Bguraienl ane quantité de peintures, d'esquisses, "1rs dessins et •on dernier grand tableau V Hallali <ln cerf i><tr un trmj>s déneige, aujourd'hui au Musée >le Besancon.