LES DÉBUTS DE PRUDHOMHE FILS DANS LE RÉALISME
M. Pri'dho^me. — Je vous amené mon fils. Il n*a aucune espèce de dispositions; aussi je voudrais en faire un peintre réaliste. Combien (judraii-il d'années d'apprentissage pour cela?
I.k huitrr — Achctei-lui des brosses' et des couleurs et metlei-le en face de la nature, voilà tout!
— Jeune flambeau du réalisme, saisis lu la philosophie de ma situation? S'asseoir comme tout le monde, c'est bourgeois, c'est classique; mais se poser comme je le fais, c'est réaliste.
— Maître, j'ai fini votre portrait.
— Ça'-
— C'est pcut-èlre un peu maigre, mais comme c'e9t
réaliste ! .
l.d Marotte (g avril [868).
GUSTAVE COURBET, pab (l. Chanoine,
Courbet avait conquis la célébrité. En [868, s<^ tableaux Qgurèrenl ilans des expositions en province el à L'étranger. Beaucoup <l«' Bes unvifs étaient dispersées en Amérique, en Angleterre, en Russie, on peu partout. La réputation de L'artiste semblait définitivement assise
in muisTH n if» FANTAISISTES IUSPBN310H D'aHKKS.
C ha plia, menacé r»r le balai • » macadam dr Courbet, !<■ r<-mPnrt d'Ornant, MÙil -r» armr- fa y ont *■ Toulmuiiche, Vidal, DnbufFe, Landrlle, ftr . uni a t«ui posta La rigwircui Marchai, abandonnant ton Alsacienne d la cuiiine, accourt suivi tic -a Phrvné, l- bent'e H*- r ourbel cl de Mancl recuit épouvantée, Lei peitir» d*mf » laùissenl le temps pour *c précipiter mire In tltui partis. — Tableau. — il n*j aura rpie <*r l encre île r. pendue.
Journal amusant (6 juin 1868).
PROMENADE AU SALON, par Bertall.
L'originalité, la puissance des peintures de la « bande de Courbet et do Manet » tranchaient avec la banalité des tableaux de genre des Chaplin, Toulmouche, Dubufe et autres, bien oubliés aujourd'hui.
Unir le perroquet de Courbet au cliat de Manet, à la petite de Whislcr cl aux mosaïques de Lambron, voilà le tour de M ARrurjn.,(Fticn de l'Hippodrome.)
Unir le perroquet de Courbet au chat de Manet, à la petite de Whisler ei aux mosaïques de Lambron, voilà le tour de M. arnadd .("'cn de l'Hippodrome.)
Le Salon pour rire (i8f>K).
Whistler aussi était «le la bande. Il eut sa part de lazzi et d'insultes,
comme tout novateur.
par GlU.
Le Petit Figaro (14 juin 1868).
G. COURBET, par Gill.
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D m cette fourmilii-rf de lartinei bonaJej ou pi qui encombrent le Salon, le peintre d'Ornant donne <on coup do trique,
i> Vob wp}" A> ■■' il ■•• di •'■ ' ■■• "V 'i111 '"' '""' P01"'* ''' "" Vendianl d'Ornant, qui esl le dernier mol de la lumière.
CoattaMi ai"=i •'•. i*ii maître, et que ceui qui mm ni - peintre* vous suivent, car vous éics bien loin devant ions, vous
Nie et qui joignez sincèrement I
Le Salon pour rire (1868). — COURBET, pab Gill.
/ iumône du mendiant ou V Aumône d'un mendiant à Ornans, exposé cette ■nuée-là, faisait partie de la Série de la grand™ route qui comprenait les Casseurs de pierres, Le Retour de la foire. Cette peinture eut les honneurs <le l'éreintemenl dans tonte la presse, sauf, croyons-nous, dans cette feuille (jui crut cependanl en faire une charge.
Le Chevreuil chassé aux écoutée, Printemps, était la seconde toile exposée.
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