‹ Courbet selon les caricatures et les imagesChapitre 5 sur 49 · TT I · texte numérisé non relu

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TJn tableau inédit de M. Courbet.

le» relations étendues qu'entretient le Journal pour rire, nous ont mis i même de donner a nos abonnés une Idée de cette m.iRnifique toile, chef d œuvre de Courbet. — C'est M. Maison, le premier bras de France, qui en est l'heureux possesseur ; il promène ce tableau par toutes les villes et bourgades, et fait, dit-on, par ce moyen, des recettes admirables. — C'est pour cela probablement que ce chcf-d'œmrc n'a pu figurer cette année au Salon de peinture.

Nota. — On nous apprend que le président a fait de nombreuses commandes à M. Courbet. Nous comprenons a merveille cette tactique. In homme o me M. Courbet, s'il se lançait dans la caricature politique, serait évidemment des plus redoutables.

UN TABLEAU [NEDIT DK COURBET. — Journal pour Rire (i85i).

On lit dans l'ouvrage de Riat : « Courbet pensail achever, en cet été, une grande toile intitulée Le Dépari des pompiers, dont Proudhon avait dû lui suggérer l'idée dés la un de i8f>i : il s'agissait de peindre ces humbles, réveillés en sursaut et se hâtant de B'équiper pour courir à L'incendie. L'artiste commença son tableau dans une grande salle de la caserne, mise gracieusement à sa disposition par le commandant, qui poussa la complaisance jusqu'à sonner L'alarme, une nuit, pour donner à Courbet le spectacle vrai de la scène.

Mais, après le coup d'État, ordre arriva de supprimer toutes ces faveurs: même un lieutenant, qui s'était lié avec le peintre, fut accusé d'avoir engagé ses hommes à lancer du vitriol sur les maisons, et condamné a la déportation. La toile revint à l'atelier de Courbet, qui la roula stoïquement : ses héritiers la donnèrent à la ville de Paris. »

Le Charivari (4 mai i85i)

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