SE
à MN ù.
ner9AnO wEO0gf EP JIE,P JN07?34 22 o F
Ah Cie
La trarche en plateure n'allait d’ailleurs pas depuis le niveau de 495 mètres jusqu’au niveau de 404 mètres.
Le crochon se faisait, du moins pour les couches du Midi, entre les deux niveaux (voir fig. 6).
Les recoupages sont, comme la costresse, lorsqu'il y a une voie en vallée par où se fait l'entrée d’air, garnis de portes entre chaque voie montante.
Plusieurs de ces portes sont souvent remplacées par des toiles.
Quelquefois aussi, les portes se trouvent sur les voies montantes mêmes, vers le pied de ces voies.
Les grands plans inclinés sont également munis, au pied, de portes d'aérage, au nombre de deux ou de trois; ces portes s’ouvrent vers le bas.
Quand les voies montantes sont arrivées au niveau du: recoupage, elles sont hors d’usage par Le fait même qu’elles n’ont plus de tailles à desservir. Il ne reste plus qu'à les boucher et à les remplir.
Pour cela on fait vers le bas de ces voies, ce que l’on appelle une s{oupure, c’est-à-dire un petit mur en pierres sèches, généralement bourré de foin.
La plus grande partie de la voie, qui se trouve vers le recoupage supérieur, est ensuite remplie peu à peu avec les terres ou pierres provenant du coupage des voies à Ce niveau et spécialement de celui du « recoupage » lui-même, car les pierres provenant du coupage des voies montantes sont disposées dans les tailles mêmes.
Quant aux quelques mètres restant entre la « stoupure» et la voie inférieure, 1ls sont remplis avec les pierres ou terres provenant du requarrage des galeries ; assez souvent, ces bouts de voies restent vides.
Les voies montantes sont donc, en grande partie, remblayées, et il ne subsiste pas, de ce côté, des vides importants dans la mine.
RAR ee
Il en est autrement des costresses, des plans inchnés et des recoupages.
Quant ces voies doivent être abandonnées, s’il n'y à pas dans le voisinage, un travail ou l’autre à la pierre, donnant un excès de remblais, on se contente de faire des stoupures à l'entrée; le reste s’éboule à la longue ou bien le vide y subsiste.
Les tailles elles-mêmes sont en général convenablement remblayées ; les terres provenant du coupage de la voie qui lui est propre, jointes à celles contenues sous forme de « haveries » ou de sillons schisteux dans la couche ellemême, suffisent largement, dans la plupart des cas, pour
remplir le vide laissé par l'exploitation.
Dans la mine dont il s’agit, comme dans la plupart des mines du pays, le travail était essentiellement divisé en deux postes: le poste au charbon et le poste à la terre, qui constituent respectivement le poste de jour et le poste de nuit.
Mais chacun de ses postes a ses subdivisions, en ce sens que certaines catégories d'ouvriers descendent à une telle heure, d’autres à une autre heure.
Même, on considère quelquefois le travail dans les mines du Borinage comme divisé en trois postes : celui du matin, celui de l'après-midi et celui de la nuit.
Au puits de La Boule en particulier, il y avait trois catégories de porions correspondant à chacun de ces postes, mais leur service était souvent « à cheval » sur deux postes.
Les ouvriers à veine viennent au matin. [ls sont suivis de près par les sclauneurs ou meneurs; mais ceux-ci restent dans la mine beaucoup plus tard : tandis que les ouvriers à veine, leur avancement fini, remontent vers
2 ou 3 heures, les sclauneurs, chargeurs, etc., remontent seulement entre 6 et 8 heures du soir (1). |
Les coupeurs-voies descendent vers 4 heures; ils préparent leurs trous de mines aux endroits où il s’agit de tirer à la poudre. Mais il est interdit de faire sauter aucune mine avant que le {rat ne soit fini, c’est-à-dire avant que tous les charbons ne soient remontés à la surface, ainsi que tous les ouvriers du poste à charbon.
Après 7 où 8 heures du soir, il n’y a donc plus dans la mine que les ouvriers du poste à la terre : coupeurs-voies, rameneurs-terres, releveurs-terres, etc.
Quant aux bouveleurs (ouvriers creusant: les galeries à travers bancs) et aux avaleurs (ouvriers creusant les puits), comme leur travail a lieu loin de tout chantier à charbon, ils sont indépendants des catégories ci-dessus et font usage de poudre à tous les postes, quand, bien entendu, la présence du grisou n’est pas signalée.
Les coupeurs-voies ne peuvent mettre eux-mêmes le feu à leurs mines; ils doivent, lorsque celle-ci est prête, attendre l’arrivée du porion, qui visite le voisinage de la mine et le trou lui-même, constate s’il n’y a aucune cause de danger relatif au grisou et donne alors du feu au moyen de l’amadou et de la lampe Davy dont lui seul est porteur (2).
Il résulte immédiatement de cet état des choses que, lorsqu'un coup de feu est survenu, supposé produit par la déflagration d’une mine, il y a lieu tout d’abord de rechercher où se trouvent les corps des porions; l’origine de la catastrophe ne peut guère être que dans leur voisi-
(1) A remarquer que tout cet exposé, comme d’ailleurs tout ce qui se trouve dans cette partie de notre travail, se rapporte à l’époque de la catastrophe. Il y a eu depuis lors des changements dans le mode de travail et son organisation.
(2) Voir la note précédente. Il n’est plus question maintenant, dans les mines de ce genre, ni de lampes Davy, ni d'’amadou, ni de poudre noire, etc.
NS
nage, Car il est rare qu’il v ait contravention à la défense qui vient d’être rappelée et que les ouvriers mettent euxmêmes le feu aux mines.
Sauf de très rares exceptions, dont il n’était pas question dans le cas dont il s’agit ici, on ne fait, dans les mines à grisou, pas usage d’explosifs pour l’abatage de la houille.
On se sert de ces auxiliaires, d’abord pour l’enfoncement des puits et le creusement des galeries à travers bancs; ensuite, et c’est l’usage le plus important, pour le coupage des votes.
Les couches ayant toujours dans notre pays trop peu d'ouverture pour que les voies puissent y être établies sans entamer les terrains encaissants, on emporte, dans les voies montantes, les costresses, les recoupages, etc., une partie du toit ou du mur, de façon à donner aux galeries une hauteur variant entre 1"30 et 220 ; cette opération s’appelle le bosseyement ou le coupage des vores. C’est pour ce genre de travail surtout que les précautions sont à prendre.
Aussi est-il recommandé de se passer d’explosifs pour cette opération toutes les fois que cela est possible, c’està-dire toutes les fois que les terrains ne sont pas absolument trop durs ou compacts.
Les efforts faits pour restreindre l’emploi des explosifs se sont multipliés à la suite de la catastrophe de La Boule. Le bosseyement à l’outil a reçu des applications plus fréquentes, en même temps que les outils eux-mêmes étaient
perfectionnés.
= Nous avons déjà dit que les explosifs de sûreté (antigrisouteux) ont fait leur apparition à peu près à l’époque de la catastrophe et que leur usage s’est introduit dans nos mines à la suite de celle-ci.
AS = II — Etat des travaux au moment de l’accident :l).
Le siège Sainte-Désirée ou La Boule était composé de 3 puits, dont un, d'extraction, descendant jusqu'à la profondeur de 560 mètres, un autre, d’aérage, que l’on était occupé à approfondir et qui était arrivé au niveau de 775 mètres sous l’orifice, et enfin, un puits aux échelles composé de tronçons de puits ou tourets, les uns verticaux, les autres inclinés et pratiqués dans des couches en dressants; ces derniers tourets portent dans cette localité le nom de « trinques ».
A partir du niveau de 303 mètres, ces tourets aux échelles étaient établis dans une couche en cours d'exploitation, la couche PlateVeine, dans Jaquelle une voie spéciale de larges dimensions était ménagée tant pour cet usage que pour servir de retour d'air à l'étage inférieur (de 495 mètres). :
Jusqu'au niveau de 404 mètres, les puits avaient recoupé des alternances de droits et de plats; mais en dessous on était arrivé dans les allures dites « des grandes plateures ».
Au moment de ia catastrophe, il y avait deux étages en exploitation; celui de 404 mètres, où l’on n'exploitait guère que des droits, et celui de 495 mètres, où s’est produit l’accident, et où l’on exploitait les grandes plateures des couches Catelinotte, Grande Plate Veine, Toute-Bonne et Sorcière.
L’extraction du-charbon, qui se faisait entièrement pendant le poste de jour, avait été, le 4 mars 1887, de 387 tonnes, dont 135 à l'étage de 404 mètres et 252 à l'étage de 495 mètres, répartie comme suit :
: Couche Catelinotte . . 43 tonnes.
» Plate-Veine . . 90 »
» Toute Bonne. . 65 »
Di HAOTCIÉTE. LL UC »
202 tonnes.
Les ouvriers du poste du matin étaient au nombre de 332, pour toute la mine.
Au moment de la catastrophe, il se trouvait dans la mine tous les ouvriers des postes d'après-midi et de nuit, à l'exception de quelques uns qui ne devaient descendre qu'à 9 et 10 heures du soir.
Les ouvriers présents dans la mine étaient, nous l'avons dit au nombre de 169, dont 54 à l'étage de 404 mètres, 111 à l'étage de 095 mètres et 4 dans la ravale du puits d’aérage.
(1) Voir les figures 6 et 7.
Ent
À 495 mètres, les ouvriers présents se répartissaient comme suit par chantiers :
17 dans Catelinotte et le bouveau y aboutissant, 39 dans Plate Veine,
30 dans Toute Bonne,
19 dans Sorcière,
10 au puits et dans les bouveaux.
À l'étage de 495 mètres, les chantiers étaient disposés comme suit :
Deux couches, les deux couches supérieures, Catelinolte et Plate Veine étaient recoupées, au niveau d'extraction, au Nord du puits; les deux couches inférieures Toute-Bonne et Sorcière avaient été atteintes au Sud du puits.
La couche Plate-Veine, recoupée à 50 mètres du puits d'extraction par un bouveau Nord partant directement de celui-ci, avait, au Levant, deux groupes de tailles en activité ; le groupe inférieur ou de la costresse, comprenant seulement deux tailles, était limité dans le bas par les remblais d'exploitations pratiquées en 1869-1870 par un autre puits (le puits Ste-Julie du Rieu-du-Cœur), et dans le haut par une faille ou étreinte.
Une voie d’aérage creusée à travers cette étreinte, puis eu veine sur une longueur de 70 mètres, réunissait ce groupe à celui dit du deuxième recoupage, comprenant cinq tailles (c'est ce dernier groupe qui a seul été épargné dans la catastrophe).
Au Couchant, il y avait à proprement parler, trois groupes de tailles :
1° Deux tailles en plat au niveau du premier recoupage ;
2° Unetaille en droit, surmontant immédiatement les deux tailles en plat et séparées de celles-ci par le crochon qui, descendant vers le couchant, atteignait en cet endroit le niveau du premier recoupage ;
3° Cinq tailles en plat, beaucoup plus au Levant et relevées audessus du deuxième recoupage.
Chacun des chantiers Levant et Couchant était aéré par un courant spécial d'air frais venant du puits d'extraction.
Après avoir passé sur les tailles, ces courants aboutissaient, au niveau du crochon, à une voie creusée en veine failleuse, d'où le courant gagnait le niveau de 404 mètres par une voie ouverte dans le droit (dressant) de la même couche et qui recevait également les.
courants ayant passé sur les chantiers des veines Toute-Bonne et Sorcière.
C’est cette voie, dite « trinque », qui a permis à l'explosion d’atteindre l'étage de 404 mètres et d'y faire quelques victimes.
Cette voie ne s’arrêtait d’ailleurs pas à 404 mètres ; elle se prolongeait directement à travers les remblais de la couche Plate-Veine, encoré en exploitation en dressant à cet étage, et aboutissait ainsi au niveau de 303 mètres, niveau général du retour d'air.
Elle était garnie d’échelles sur toute sa longueur.
Nous aurons complété la description des chantiers de Piate-Veine qnand nous aurons dit que trois grands plans inclinés ou cayats reliaient à la costresse, les différents groupes de tailles.
Le premier, dit cayat n° 2, avait 350 mètres de longueur; il partait de la costresse Couchant, à 40 mètres du bouveau, desservait les deux groupes de tailles du Levant et montait jusqu'à la voie en dérangement, c’est-à-dire qu’il s’étendait jusqu'au sommet de la tranche en plat.
Le deuxième, plus au Couchant, était le cayat n° 13 ; il desservait le troisième groupe de tailles du Couchant.
Le troisième, le plus au Couchant, était le cayat n° 22, qui desservait le premier et le deuxième groupe de tailles du Couchant.
Chacun de ces plans inclinés était fermé au pied par deux portes s'ouvrant vers le bas.
La couche Catelinotte, supérieure à celle dont il vient d’être question, avait été atteinte par un bouveau (galerie à travers-bancs), partant de la costresse Couchant de Plate-Veine, à quelques mètres au Levant du pied du cayat n° 13. Ce bouveau était horizontal sur une longueur de 175 mètres, puis montant, avec une inclinaison de 15°, sur 70 mètres de longueur.
A l’époque de la catastrophe, la partie inférieure de la couche était exploitée depuis quelque temps déjà et du point où le bouveau montant avait atteint la couche jusqu’à la voie horizontale desservant les premières tailles (premier recoupage), il fallait encore parcourir un plan incliné en veine, de 90 mètres de longueur.
Sur le premier recoupage, une taille seulement était en activité, c'était une taille montante au Couchant. Sur le deuxième recoupage il y avait une taille montante au Couchant et deux tailles au Levant.
Le courant d'air venu frais par le bouveau Nord, puis par la costresse Couchant de Plate-Veine, puis par le bouveau de recoupe
de, pue
(horizontal et montant), puis par le plaa incliné, se divisait en deux à la tête de celui-ci et alimentait les chantiers Couchant et Levant.
Les deux parties du courant se réunissaient au sommet des tailles et, par des voies spéciales, gagnaient directement le puits d'appel d’air (puits d’aérage), dans lequel ils débouchaient un peu en dessous du niveau de 404 mètres.
Les chantiers de Catelinotte étaient donc complètement isolés des autres sous le rapport de l’aérage, tant du côté de l'entrée d’air que du côté de la sortie.
La couche Catelinotte a une grande ouverture et se compose essentiellement de deux parties, l'une de 1 mètre au toit et l’autre de 0"40 au mur, séparées par un banc de roches de 0*70 à 150.
Aux endroits où les deux parties étaient enlevées en même temps. l'ouverture de la taille était très grande (2"20 environ). Il en résultait qu'aux endroits où la voie aboutissait à la taille, il existait de véritables chambres d’une capacité notable.
La première couche en exploitation au midi du puits était la couche Toute-Bonne, couche immédiatement inférieure, dans la série, à la couche Plate-Veine.
C’est, disons-le de suite, dans la couche Toute-Bonne que le point de départ de l'explosion a été reconnu.
Cette veine avait été recoupée par le bouveau de 495 mètres à 70 mètres du puits d'extraction.
Elle avait la composition suivante :
Toit dur, schistes psammiteux ; 0"18 laie; 0m38 4 003 layette tendre (havage); 017 laie:
Mur dur, schistes.
La couche Toute-Bonne n’avait, à proprement parler, qu’un chantier, celui du Levant, mais il s’y trouvait trois groupes de tailles.
. Le premier groupe coatenait une taille chassante, taille assez développée et desservie par deux voies, la costresse et une voie horizontale prise à un niveau plus bas, dite vallée, et deux tailles montantes, les tailles n° 9 et n° 8, desservies par les voies montantes portant les numéros correspondants.
Il y avait, au moment de l'accident, treize ouvriers occupés dans cette partie du chantier.
Le deuxième groupe de tailles avait été relevé au-dessus du pre-
nr -
mier recoupage; il n’y avait plus que deux tailles en activité, les n® 5 et 4, toutes deux montantes, les autres tailles étant arrivées au niveau du deuxième recoupage.
La voie n° 5 était occupée, quelque peu avant lat AE M par les deux coupeurs-voies, les n° 79 et 80 de la liste générale, et par le chargeur ou releveur-terres n° 81. Comme nous le verrons, le porion boute-feu Agapite Comiant (n° 2) s’y trouvait également. |
Deux coupeu:s-voies et un releveur-terres, les n° 82, 83 et 84, occupaient la voie n° 4.
- Enfin, trois ouvriers, les n® 85, 86 et 87, se trouvaient dans la voie n° 2 occupés à démonter le matériel de cette voie.
Il y avait donc dix ouvriers occupés dans ce groupe de tailles.
Au deuxième recoupage, il se trouvait cinq ouvriers, quatre coupeurs-voies et un releveur-terres. ë
Ces ouvriers travaillaient à réparer un petit éboulement qui était survenu au pied de la voie n° 4 de ce recoupage. |
Au-delà de la taille n° 5, le deuxième recoupage de la couche Toute-Bonne était reporté un peu plus haut; cette dernière partie du recoupage avait été prise à partir du plan incliné n° 14, hors d'usage lors de l'accident et que l’on remblayait avec les terres qui pouvaient provenir de divers recarrages et notamment du troussage.
Au-delà de la taille n° 5 du deuxième recoupage, il n’y avait plus de travaux en activité Jusqu'au troussage.
La taille n° 6 venant du plan incliné n° 14 était arrêtée en étreinte piès d’une faille. Les autres voies, n° 5 et n° 4, étaient arrivées au niveau d'un troisième recoupage qui était commencé.
Du grisou avait été signalé à diverses reprises dans cette dernière partie du chantier, qui était d’ailleurs abandonnée déjà depuis un certain temps.
Le troussage, galerie de retour d’air, n’était pas horizontal; il montait vers le Levant, suivant en cela la direction du crochon du droit que l’on suivait de près.
Il y avait donc là une descente d’aérage aui avait été autorisée, aucun autre moyen pratique ne permettant de reprendre la partie de veine comprise entre le niveau du point où l’on avait tout d’abord atteint le crochon à peu près vis-à-vis du plan incliné n° 14 et le crochon lui-même. |
Deux ouvriers coupeurs de voies travaillaient dans la nuit de l'accident dans le haut de ce troussage. Ils n'avaient pas à tirer des mines, mais seulement à remiser les terres ou à préparer des trous.
3, 5 EX 2? ne Liree
ECpÉ EE efris de planches
Pi
se, DR CA /A N IÈ 14 Ü es
S] ke { CP 4 AVE 2728)
dehris de R/snches