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Deux victimes ont été retrouvées dans l’abri du pied du bouveau montant, toutes deux profondément brülées.
Vers le haut du bouveau montant, nombreux éboulements.
Beaucoup de poussières sur le sol et sur les parois du bouveau. Pas d’arêtes caractéristiques, mais un peu plus d’abondance sur les faces Nord des rares boisages du bouveau. Pas de cokificationu, ni de traces de feu autres que les brûlures des victimes.
Ce qui caractérisait l’état de ce bouveau, c'était l'indice d’une poussée extrêmement violente exercée vers le Nord.
A l’entrée du chantier de Catelinotte, les traces de la poussée se manifestaient encore, d’abord vers l’Est, dans le bout de costresse où des éboulements importants existaient aux deux coudes, ensuite vers le Midi, dans le plan incliné aboutissant au premier recoupage, mais diminuaient de violence.
Dans le plan incliné, on observait, sur la face Midi d’un grand nombre de bois, des arêtes de poussières très caractéristiques.
Plus haut, dans le chantier, se révêlaient des traces très nombreuses du passage des flammes sous formes de croûtes de coke extrêmement abondantes.
Le plan en indique l'orientation ; la convexité des signes employés pour figurer les croûtes de coke indique le côté du boisage où ces croûtes ont été observées.
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Coupe d’un bois couvert Fic. 9. Signe figuratif de cokification
Nous figurons d’autre part l’arête de poussière comme suit :
Coupe d’un bois chargé d’une Fic. 10. Signe figuratif arête de poussières
Les croûtes de coke s’observaient dans les voies montantes, du côté des tailles; dans les voies bouchées (stoupeées), vers la « stoupure ».
Dans les tailles exploitées « en grand corps », c’est-à-dire où l'ouverture de la taille était considérable, les cokifications étaient particulièrement abondantes et elles tapissaient sol, toit et parois sans orientation bien déterminée,
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Au toit surtout elles formaient des incrustations remarquables, pendant sous forme de stalactites brillantes, atteignant plusieurs centimètres de longueur.
La plupart des cadavres de ce chantier ont été retrouvés à peu près à l’endroit où ils devaient être occupés au moment de l'accident.
Ils étaient tous fortement brûlés.
Toute trace d’explosion disparaissait à la tête de ce chantier dans la voie de retour d’air (troussage). Deux petits éboulements y constatés étaient préexistants à la catastrophe.
Dans cette voie de retour d'air, dans la partie la plus rapprochée du chantier, nous avons constaté des arêtes de poussières bien caractérisées. Elles faisaient face au Couchant, c'est-à-dire à l’arrivée d'air du chantier. |
Plate-Véeine. — Le chantier Levant inférieur avait été presque entièrement parcouru par les flammes.
Des cokifications nombreuses se manifestaient le long de la voie qui servait de costresse et suivait en montant les remblais des exploitations anciennes pratiquées par un autre puits, le puits Sainte-Julie de Rieu-du-Cœur.
Ces cokifications étaient tournées vers le Levant, c’est-à-dire vers les fronts de tailles. Une mine avait été tirée à front de ïa taille costresse très peu de temps avant l'accident ; l’on a même cru y voir, au début, le point de départ de la catastrophe, mais des constatations ultérieures n’ont pas tardé à démentir cette hypothèse.
Les sept ouvriers de ce chantier ont été fortement brûlés; leurs cadavres ont été retrouvés à peu de distance l’un de l’autre.
La voie n° 1, qui conduisait aux tailles du deuxième recoupage et qui n'était coupée à grande section que jusqu’au faux troussage suivant l’étreinte qui limitait le premier groupe de tailles, présentait quelques cokifications d’orientations diverses; les portes qui les fermaient au pied avaient disparu, mais on n’a pu déterminer dans quel sens elles ont été projetées.
Au niveau du faux troussage se trouvait une communication se rendant au puits d’aérage. Cettecommunication, trèsétroite d’ailleurs, avait été fermée par une « stoupure » que l'explosion a détruite; des croûtes de coke tournées vers l'Est se trouvaient à l’entrée de cette petite voie et également dans celle-ci.
Le chantier Levant du deuxième recoupage a été, comme nous l'avons dit déjà, épargné ; il n’a ressenti que le souffle produit par
l'explosion, et avec une intensité décroissante, à partir du grand plan incliné.
Les premières portes du deuxième recoupage ont été projetées vers l'Est, les dernières ont résisté, mais le foin des petits murs en pierres sèches (muriaux) qui les encadraient était soufflé vers l'Est. Dans la première moitié de la voie, à partir de l'entrée, il y avait quelques arêtes de poussières bien caractérisées, tournées vers le Levant.
Au troisième recoupage, voie de retour d'air de ce chantier, la flamme avait pénétré jusqu’au-delà de la première voie montante, en grande partie remblayée, et dans laquelle elle était descendue jusqu'aux remblais, laissant des incrustations de coke sur le côté Nord des bois.
Une mallette (petit sac) à poudre avait cependant été épargnée.
Deux ouvriers travaillant dans cette voie ont été tués, leurs chariots renversés vers l'Est.
Des arêtes de poussières, face au Levant, se constataient en outre sur une certaine longueur le long du retour d'air jusqu'à la taille n° 4.
Un peu plus loin, dans la partie épargnée, il se trouvait deux petites « coupes » de grisou.
Avant de passer aux chantiers du Couchant, nous décrirons le cayat n° 2 qui appartient, en fait, au chantier Levant, bien qu’il parte de la costresse Couchant.
Les portes du pied de ce cayat ont été détruites et projetées en montant, c'est-à-dire vers le Sud.
Jusqu'au premier recoupage, pas de cokifications, mais quelques arêtes de poussières face au Sud.
Près du deuxième recoupage, deux chariots et une poulie avaient été poussés vers le Nord.
A l'entrée du deuxième recoupage Couchant (abandonné), les bois portaient l’arête de poussière au Couchant.
La « stoupure » avait été renversée vers le Couchant.
Entre le deuxième et le troisième recoupage, un bois portait l’arête de poussières sur sa face Sud.
Tout en haut de cette partie du cayat, un chariot avait sa face Sud enfoncée vers le Nord.
La poulie voisine avait aussi été poussée vers le Nord.
Montant encore, on trouvait un éboulement considérable sur 60 mètres de longueur.
Tout en haut du cayat, un bois avait été poussé vers le Nord. Le bois voisin portait l’arête de poussière au Nord,