Pour donner à la terre toute sa fécondité, les
Quand se 6t la dispersion des peuples ? Quelle direction prirent-ils ' 1. Quel était l'aapect du sol de l'Egypte ?-2. Comment ré-laîton l«s inondations du Nil? - re^ia.i
2 filSTOIRE ANCIENNE.
eaux du Nil devaient s'élever à seize coudées ; si elles ne parvenaient à ce point, on était menacé de famine, mais si elles le dépassaient, elles devenaient dangereuses. Pour obvier à ce double inconvénient, on avait creusé le lac ]\Iœris. Quand l'inondation n'était pas assez forte, on en lâchait les eaux pour accroître celles du Xil ; si, au contraire, les pluies avaient été trop abondantes, on ouvrait les écluses du lac, afin de faciliter l'écoulement des eaux. On avait aussi creusé une multitude de canaux pour répandre dans toutes les campagnes les eaux bienfaisantes du fleuve.
3. L'origine de ce peuple est incertaine; les urvs le font venir de l'Asie, d'autres prétendent que l'Egypte entière fut colonisée par les Ethiopiens. Toutefois, si la suite des temps est diflâcilo à établir à cause de ces dissidences, on trouve au moins un certain nombre de faits d'une certitude incontestable. Des rois nationaux, connus sous le nom de Pharaons, gouvernèrent l'Egypte Jusqu'à la conquête de ce pays par Cambyse (525). Ils formèrent trente dynasties simultanées d'abord, puis successives; leur règne fut interrompu pa-"- l'invasion d'un peuple asiatique connu sous le nom d'Hycsqs, ou Pasteurs. Après les rois pasteurs, l'histoire d'Egypte devient moins incertaine. On a pour guides les monuments du pays même, les livres sacrés des Hébreux et le témoignage des historiens grecs les plus accrédités.
4, Anciens Fharaons (2188-20S2). — Dans la hauto- Égypte, Menés ou Misràim, de la race de Cham, embellit la ville de Thèbes, et fut le premier roi du pays jusque-là gouverné par le& prêtres. Il Jeta les fondements de Memphis, fit exécuter des travaux qui régularisèrent le cours du Kil. Après sa mort, los Égyptiens lui rendirent les honneurs divins. On compte entre Mènes et Mœris, 332 rois ou Pharaous,
3. D'où sont venus les premiers habitants de l'Egypte ? Par qui rÉgvpte fut-elle gouvernée? Combien^y c mpte-t-on de dynasties v de rois ? Vers quel temps l'histoire d'Egypte devient-elle plus certaine ? — i. Quel fut le premier roi des Égyptiens ?
répartis eh seize dynasties, qui, suivant toute aTDparence, régnèrent simultanément. ^
5. On cite parmi les rois successeurs de Menés, Busiris, Osymandios et JJceris. Eu.siris régnait à Thèbes vers l'an 2120. La population de cette ville était, dit-on, si considérable à cette époque, que par chacune de ses cent portes, on pouvait faire sortir à la fois deux cents chaiiots de guerre et dix mille combattants. Selon quelques historiens, Osjmandias, contemporain d'Abraham, aurait fait la guerre aux peuples de la Bactriane. Il est cité comme le ra-emier qui ait formé une bibliothèque publique. Suivant d'autres auteurs, son règne ne viendrait qu'après les rois pasteurs. On attribue à Mœris le lac qui porte son nom.
6 Bois mjcsos (2084-1825).— C'est vers l'époque de Mœris que l'on place l'invasion des Hycsos. Sous ce nom d'Hycsos, ou plus communément sous celui de Pasteurs, les historiens désignent un peuple étranger qui asservit l'Egypte pendant près de trois siècles. L'origine des pasteurs n'est pas connue avec certitude. On suppose qu'ils étaient Arabes et Phéniciens. Ils se donnèrent un roi, Salatis, et fbrtitierent la ville de Péluse dans le Delta; mais ils furent chassés à la fin par un roi de Thèbes, Thoutmos^s. C'est du temps des Hycsos, qu'Abraham r>assa en Egypte (1920). ^ » i . - ^
Jl. Koxœecmx Pharaons (1825-525).— Les rois de Ihebes, chassant les Hycsos, réunirent sous leurs lois toute l'Egypte. L'histoire de Joseph, qui fut ministre de l'un de ces rois ou Pharaons, nous montre qu ils gouvernaient avec une autorité absolue qu lis avaient une cour riche et nombreuse, que l'ao-riculture était florissante dans leurs États, que ''les
TTv;»?.V^A-^"r" '««principaux successeurs de Menés jusqu'aux roi.
tend on^«?H • ^/'3"^' P""P^" "^^^^'^ ^"^-^".« e«^'ai^i« ? Q»'entend-on nar Hycsos ?— 7. Par qui fut gouvernée l'É-ypte .-cr^^s l'ex
pu s.on des Hycsos? Comment était-ïlle gouveméf à l'époqU du" patriarche Jo.eph? Que sait-on de RamsèsS 80^30^0! PhCon eut lieu 1» wrtie des IsraéUtes de l'fgyte •> ^ rnaraon eut
sciences et les arts y étaient cultivés avec snccès. Après la mort de Joseph, un nouveau roi, nommé Hamsès, et connu dans TÉcriture sous le nom de Pharaon, fit souffrir aux Israélites des maux infinis. Aménophis son fils aîné, et son successeur, est ce Pharaon sous qui les Israélites sortirent d'Egypte, et qui fut submergé au passage de la mer Eouge (1491).
8. Sésostris, fils et successeur d'Aménophis, fut le plus puissant et le plus célèbre de tous les rois d'Egypte; il parcourut en vainqueur la Lybie, l'Ethiopie, l'Arabie, pénétra dans Tlnde jusqu'au Gange, et dans l'Europe jusqu'au Danube; mais il ne retint pas sous sa domination tous les peuples qu'il avait vaincus. Pe retour dans ses États, il s'appliqua à rendre ses sujets heureux; il fit faire beaucoup de travaux utiles, creusa des canaux et bâtit plusieurs villes qu'il éleva sur des chaussées pour les garantir des inondations du Nil. li construisit aussi des monuments dont les restes sont encore admirés aujourd'hui, et qui ont transmis à la postérité le souvenir de ses exploits; l'obélisque de Luxor (ou Louqsor), à Paris, se trouvait d-ns un temple bâti par ce grand roi ; il porte plusieurs inscriptions à sa louange. Quelques historiens attribuent à Sésostris l'invention des cartes de géographie, qu'il imagina, dit-on, pour représenter ses vastes États et les pays qu'il avait parcourus.
9. Après Sésostris, l'histoire de l'Egypte n'oifre plus rien de certain, jusqu'au règne du Pharaon allié
de Salomon. Sésac, son fils, fit une cruelle guerre à Eoboam, roi de Juda, prit toutes ses richesî^es, pilla le temple, le palais, et rendit le royaume tributaire (971).
10. Les successeurs de Sésac furent presque toujours alliés avec les rois de Juda et d'Israël. Ils essayèrent même de les mettre à Tabri des entre-
8. Quoi fut le règre de Sésostris ? Quels furent ses gmnds exploits ? Comment s'efforça-t-il d'en in mortaliser le souvenir ? Quelle invention lui attribua-t-on ?— 9. Qu'offre l'histoire de l'Egypte après S-fsostris? Que sait-on de Sésac?— 10. Quelle fut la conduite des âiccesseurs de Sésac, par rapport aux rois de Juda et d'Israël? Par q^ui fut envahi© l'Egypte vers l'an 707 ?
prises des rois assyi-iens; mais ils ne purent y réussir, ni se défendre eux-mêmes contre ces puissants ennemis. En effet, vers l'an 707 avant Jésus-Christ, Bzéchias étant roi de Juda, les Assyriens, conduits par Sennachérib se répandirent dans l'Egypte, la couvrirent de sang et de carnage. Vers la même époque les Ethiopiens envahirent aussi l'Ëo:ypte à plusieurs reprises, et achevèrent de la désoler par une épouvantable anarchie.
11. Alors douze des principaux seigneurs entreprirent de rétablir l'ordre dans leur patrie et d'en relever la gloire ; ils divisèrent le pays en douze provinces, dont ils prirent le gouvernement. Pour laisser un monument de leur alliance, ils bâtirent le fameux labyiMnthe. Cependant un de ces douze princes, nommé Psammitichus, voulut régner seul : il s'allia avec les Grecs, défit ses rivaux, et se rendit maître de toute TÉgypte (670).
12. Kéchao (615), son successeur, voulant faire la guerre aux Assyriens, demanda à Josias, roi de Juda, la permission de passer sur ses terres; Josias. crai-. gnant une trahison, la lui refusa. :Xéchao, mécontent de ce refus attaqua le roi de Juda, le vainquit, s'empara de ses Etats et continua sa marche (610). Il enleva aux Assyriens tout ce qu'ils possédaient jusqu'à l'Euphçate, et dévasta leur pays; mais if fut ensuite vaincu par jSTabuchodonosor II, et forcé de se renfermer dans les anciennes limites de l'Éo-ypte. Il commença un canal du Kil à la mer ^Roiv^q, pour unir cette mer à la Méditerranée. °
13. Derniers rois de l'Egypte.— Amasis, officier d'une naissance obscure, fut place sur le trône par une révolte de l'armée ; il gouverna fort sagement, et mit tous ses soins à établir l'ordre et une bonne police
11. Qi el fut le dent, Cment de l'anarchie qui d sola I'É<'Tpto'' Quel mon.iiDcnt les douze seigneurs laissèrent-ils de \qv.t alfiauce ? Par quels moyens P.^ammitichus se rendit-il eeul maître du pouvoir''— 1'>
^rl'fll^flfT^ "^^ ?'^'^^" :-^^- Q"^^^ ^'^^'^■^^ '^^ derniers roi; ae 1 ±.?ypte? Comment se distinguèrent Amasis et Psamenit •' Par qui 1 Egypte fut-elle conquise? A quelle époque fcrma-t-elle de nouveau un royaume indépendant ?
6 msîOIEE AKCIEKNï:.
dans ses États. Il ouvrit sa cour aux étrangers et surtout aux Grecs ; on dit que Pythagore y fit un voyage. Psamménit^ fils d'Araasis, fut vaincu et mis à mort par Cambyse, roi de Perse, qui réunit l'Egypte à son empire (525). Los Egyptiens se révoltèrent plusieurs fois ; mais ils no purent recouvrer leur indépendance, et ils ne formèrent un État séparé de la Perse qu'a2:>rès la mort d'Alexandre le Grand, à la la fin du quatrième siècle avant Jésus-Christ.
XOUYEAU EOYAUJ^IE D'EGYPTE.
1. Ptolémée 1er Soter. — Après la mort d'Alexandre, Ptolémée, fils de Lagus, un de ses lieutenants des plus aimés et des plus estimés, obtint pour sa part, après la bataille d'Ipsus (301), le royaume d'Egypte. Dans un premier partaire, il avait reçu l'administration de co pays, et s'était fait aimer des Egyptiens par son respect pour leurs antiques superstitions, par le zèle qu'il mita développer l'industrie et le commerce, si bien qu'il fit d'Alexandrie la métropole de rOrier.t. Ami des lettres et des sciences, il fonda la fameuse bibliothèque d'Alexandrie qui renferma jusqu'à 40000 volumes. Avec lui, commença la dynastie des Lagides qui régna sur l'Egypte durant trois siècles. Il abdiqua, en 235, en faveur de son second fils Ptolémée Philadelphe.
2. Ptolémée II Philadelphe. (235-247).— Ce prince continua l'habile politique de son père, et, comme lui, rendit l'Egypte prospère. Il établit deux ports sur la mer Ponge, éleva un phare dans l'ile de Pharos et fit de sa cour l'asile des poètes et des savants de la Grèce. Alexandrie devint alors une autre Tyr pour le commerce, une autre Athènes pour les études». La traduction de la Bible, connue sous le nom de Version des Sepiante, fut entreprise par les soins de Ptolémée
1. Quoi fut le premier roi d'Egypte après Alexandre? A quelle'' époque la possession de l'Egypte fut-elle assurée à Ptolémée Soter? En quoi son rc-gne fut-il remarquable ? — 2. Que se pasea-t-il d© jnéijjorable 5ous le r^gn© de Ftolémée II?
ÉGYPTIENS. i
Philadelplie. La gloire de ce prince serait ootaplète ei le meurtre de ses deux frères n'en ternissait l'éclat.
3. Ptol^mée III ËvERGÈTE(2^7-222).— Ayant succédé à son père Philadelpbe, ce prince passa en Syrie pour venger la mort de sa sœur Bérénice. Il conquit tout le pays, et emporta des trésors immenses. Er passant par Jérusalem, il fit de grands présents au temple. ^ Ses expéditions dans l'Ai'abie Heureuse et dans l'Ethiopie, étendirent sa puissance, ainsi que le commerce de ses sujets. La mort d'Evergète fut une calamité poiu' l'Egypte ; car le règne de ses successeurs n'otire qu'une longue suite de crimes et d'humiliations.
4. Décadence et chute des Lagides (222-30). — C'est d'abord Ptolémée IV Pliilopator, meurtrier do son père et persécuteur des Juifs ; il mourut de ses excès (205). Son fils Ptolémée V UpipJiane eut une minorité orageuse, et mourut victime de ses désordres il l'âge de vingt-neuf ans (181). Ptolémée VI Philo îïiétor, son fils, fut assiégé dans Alexandrie par Antiochus Epiphane. Ce prince, ne pouvant se défendre, demanda du secours aux Eomains. Popilius, l'envoyé de cette fière république, eut une conférence avec Antiochus, et, voyant qu'il hésitait à accorder la paix, il fit autom' de lui un cercle sur le sable, et dit : Il faut que tu rendes réponse avant de sortir de là. Antiochus épouvanté promit tout, et repartit pour la Syi-ie(lT2).
5. Les Romains y étsébliTout aussi Ptolemee JŒ Aiilète que le peuple égyptien avait chassé pour avoir augmenté les impôts. Désormais l'influence romaine était toute-puissante en Egypte. Cependant un soldat romain ayant tué un chat, l'outrage fait à cette prétendue divinité excita une révolte, qui faillit ravir
r;. Que fit Ptolémr'e III au commencement de son règne ? A son -:age à Jérusalem? QueHe3 expéditions fit-il à son retour de Syrie? — 4. A quelle époque commence la décadence des Lagides ? Quel Cet en génrral le caractère de ces derniers princes ? Quelle sommation lit l'envové romain à Antiochus ? — 5. Pour quel motif les Égyptient avaient-iis expulsé Ptolémée Aulète ? Quel incident faillit fairt perdre aux Romains leur influence ? Quelle fut la fin de Pompé» ?
aux Eomains le fruit de leur victoire. Peu après, Pompée, vaincu par César, se réfugia en Egypte, et y fut assassiné par ordre de Ptotémée XII Denis, frère de la célèbre Cléopâtre (48).
6. César parut indigné de l'attentat commis sur Pompée, et s'en fit un prétexte pour disposer du trône d'Ê^ypto en faveur de Cléopâtre, malgré les droits de PtoTémée XII, qui périt dans la lutte qu'il soutint contre César. Cléopâtre fit bientôt mourir aussi Ptolémée XIII Néotéros, son second frère, et augmenta sa puissance par la protection du Ptomain Antoine; mais après la défaite de celui-ci, vaincu par Octave, elle se donna la mort pour ne pas tomber entre les mains du vainqueur, et l'Egypte fut rédufte en province romaine, l'an 30 avant Jésus-Christ.^
7. Les Romains possédèrent l'Egypte jusqu'à l'établissement des Vandales en Afrique, où il.s furent appelés par le comte Boniface (427) ; l'empire d'Orient la recouvi-a sous Bélisaire (534). Vinrent ensuite les Sarrasins, envoyés par le calife Omar, qui brûlèrent la fameuse bibliothèque d'Alexandrie (638). Les Turcs aynat défait les Sarrasins, s'emparèrent de l'Egypte; mais ils n'y demeurèrent pas longtemps. Les Mameloucks, milice d'esclaves qu'avaient établie les sultans turcs, devinrent bientôt puissants ; ils se révoltèrent contre leurs maîtres, les vainquirent et formèrent un royaume indépendant. Ce furent les Mameloucks qui rendirent la liberté à Saint-Louis moyei> nantune forte rançon. Ils occupèrent le trône jusqu'à Sélim 1er, qui les en dépouilla en 1517. Les Français s'emparèrent de l'Egypte sous la conduite de Bonaparte, en 1795, mais peu après ils furent obligés de l'abandonner aux Turcs, ses anciens maîtres. Aujourd'hui le vice roi ou pacha d'Egypte a brisé les liens qui le rattachaient au sultan de Constantinople.
6. A quelle occasion César intervint-il dnns les affaires d'Egypte? Qui succéda à Ptolémée XII ? Racontez 'histoire de Cléopâtre.— -7, Combien de temps les Romains possédèrent-ils l'Egypte ? Quand l'Egypte tomba-t-elle au pouvor des Sarrasins '? A quel peuple pa?iat-elle ensu te ? Qui succéda aux Turcs ? Qui renveria la dominaiion des Mameloucks ? Les Français ne s'emparèrent-ils pas de l'Egypte?
S. Mœurs et coutumes des anciens Égyptiens. — L'Egypte a été regardée comme le berceau des arts et des sciencea, comme un des foyers de la plus ancienne civilisation. Un grand nombre de monuments, dont nous avons déjà nommé quelques-uns, les pyramides, les obélisques, les sphinx, la statue de Memnon, le lac Mœris, sont les résultats des gigantesques travaux des Égyptiens.
^ 9. On a beaucoup admiré le gouvernement des Egyptiens ; les rois étaient assujettis aux lois comme leurs sujets. Il n'était pas permis d'être inutile à l'État; chaque année les habitants devaient déclarer leurs moyens d'existence. La justice était rendue par trente juges choisis dans les trois capitales, Thèbes, Memphis et Héliopolis. Les affaires se traitaient par écrit, afin démettre les juges à l'abri des prestiges de l'éloquence.
10. L'immortalité de Tâme faisait un point capital des dogmes de la religion, qui admettait la métempsycose. La religion, du reste, fondée sur l'idolâtrie, offrait les superstitions les plus absurdes. Les Égyptiens avaient mis au nombre des dieux les choses les plus viles: les légumes de leurs jardins, les animaux même avaient des autels. La principale divinité était le bœuf Apis. Ce bœuf devait être noir et tacheté de blanc ; on le nourrissait avec un grand soin dans un temple, et on lui rendait les plus humbles hommages. A sa mort toute l'Egypte était en deuil, jusqu'à ce qu'on eût trouvé un autre bœuf semblable pour lui succéder.
^8. Comment l'Egypte était-ello regardée? Quels monuments les Égyptiens avoient-ila élevés ? — 9. Que sait-on du gouvernement des Égyptiens ? — 19. Quelle était la religion des Égyptiens ? Queis dieux adoraient-ils ?
10 niSTOIRE ANCIENNE.
PITÉXICIEXS.
1. La Phénicie, pnys habité par les descendants de Chanaan, lormait une langue de terre d'environ cinquante lieues de long sur dix de large, situéoà l'ouest de la Syrie, sur la côte de la Méditerranée. Ses ports nombreux et les bois de construction qu'on trouvait dans la montagne, offraient aux Phéniciens les plus précieux avantages pour la navigation. Aussi, tournèrent-ils toute leui" activité vers la mer, et devinrent-ils les premiers et les plus hardis navigateirs de l'antiquité. Leurs principales villes étaient Tjr et Sidon, fondées à une époque très-reculée (vers 1635).
2. A l'arrivée de Josué dans la Palestine, plusieurs peuples de ce pays se réfugièrent en Phénicie, et un grand nombre de Phéniciens passèrent en Afrique. La Phénicie, du reste, conserva longtemps son indépendance ; elle fut enfin soumise successivement par les Perses et par les Grecs. Ochus, roi des Perses, ruina Sidon, et Alexandre le G-rand détruisit T>t après un siège de sept mois, mémorable par les immenses travaux des assiégeants et l'intrépide défense des assiégés. Alexandre avait construit une digue dans la mer pour joindre au continent l'île où était située la ville (332). La Phénicie lit ensuite partie du royaume de Syrie, dont elle suivit la destinée ; comme lui, elle appartint tour à tour aux Eomains, aux Sarrasins et entin aux Turcs.
3. A^-ant compris de très-bonne heure l'importance des colonies et des comptoirs, les Phéniciens en fonderont un grand nombre sur les rivages les plus fertiles de la Méditerranée, Palerme, en Sicile; Malaga, Sâville, Cadix, en -Espagne; Utique et Carthage, en Afrique. Les côtes méridionales de la Gaule reçurent aussi leurs établissements. Ils visitèrent même les
1. Quelle était la situation g<?ograpbiq; e de la Phénicie ? Quelles furent ses villes les plus importantes ? — 2. Par quels peuples la Phén-.c.e f.it-elle soumise ? Par qui Tyr fut-elle détruite ? A qui 1»* Phénicie a-t-elle appartenu depuis ? — o. Où les Phéaiciens établirent-ils des colonies ? A quoi durent-ils leurs richesses ? Où en étaient Ici sc'enee? et le? arts c'iez eux ? Quelle invention leur attribue-t-on ?
îles brlta-nniqties et les bords do la Baltique. Leur commerce maritime très-étendu leur donna longtemps la supériorité sur les autres peuples de la terre. Ils étaient vcri-és dans les sciences, et surtout dans la géographie et l'astronomie, si utiles à la navigation. On leur attribue l'invention de l'écriture. Les arts étaient aussi cultivés avec beaucoup de soin parmi eux. On sait combien la pourpre et les étoffes t>Tiennos étaient célèbres dans l'antiquité.
AEABES.
1. L'Arabie est une vaste péninsule située à l'est de l'Êgjpte et entourée A l'ouest, au sud et à l'est par la mer Êouge, la mer Erythrée et le golfe Persique, et séparée de îa Palestine par des sables arides. Les Arabes primitifs se disaient issus d'Yarib, fils de Jectan, l'un des descendants de Sem. Ils se signalèrent dans les premiers temps par la conquête de la Babylonie et de l'Egypte, et par des expéditions dans la Perse et dans l'Inde. Mais ces invasions ne fondèrent rien de durable, et bientôt les Arabes renoncèrent à ces courses avantureuses. Ils se fixèrent alors dans l'Arabie Heureuse, où ils demeurèrent dans la paix la plus profonde jusqu'à l'avéncment de Mahomet, qui souleva l'Arabie contre le reste du monde.
2. La seconde race d'Arabes descend d'Ismaël, fils d'Abraham et d'Agar. Ces Arabes sont connus sous le nom de Sarrat^ins. A l'exception des habitants de quelques villes, telles que la Mecque et Médine, ils n'eurent d'autre soin que celui des troupeaux et furent toujours nomades. Divisés en tribus indépendantes, ils ont bravé les plus célèbres conquérants de l'ancien monde, ainsi que les puissants rois d'Assyrie. Le respect profond que les Arabes avaient pour les
1. Q'ie'les sont les bornes de la f.éninsule arab'que ? Quels furent le? exploits des deseerniants de Jeetan? — -. Quel fut le père de la seconde race des Arabes ? Cette race a-t-elle su toujours conserver «on ind''*pendance ? Dans quelles erreurs religieuses les Arabes sontils tomb<?3 ?
patriarches, leurs ancêtres, dégénéra en idolâtrie. Ismaël, en venant s'établir dans l'Arabie, conserva les saines traditions d'Abraham ; mais ses descendants les oublièrent bientôt,
SYPJEXS.
1. La Syrie est située au nord-ouest de l'Arabie et au nord de la Palestine, entre l'Euphrate et la Méditerranée. Cette contrée était très-fertile. Ses premiers habitants descendaient d'Aram, fils de Sem. Ils conservaient ce souvenir dans leurs traditions, et un célèbre géographe de l'antiquité, Strabon, les nomme Araraéens. Amollis par la douceur du climat, aussi bien que par la richesse du pays, et séparés les uns des autres par les nombreuses chaînes de montagnes qui le traversent, les Syriens n'eurent jamais l'énergie ni l'unité nécessaires pour jouer un rôle important.
2. Ce pays était primitivement divisé en un grand nombre de petits royaumes, dont celui de Damas est le seul qui ait eu quelque importance. Au temps d'Achab, le roi de Damas Ben-Hadad II vint à différentes reprises attaquer Sa marie avec des armées nombreuses, qui furent anéanties. Mais, quelque temps après. Dieu ayant voalu punir Achab, qui avait mis le comble à ses crimes par le meurtre de Xaboth, Ben-Hadad vainquit les armées réunies d' Achab et de Josaphat, roi de Juda. En 736, le royaume de Syrie succomba sous les efforts d'Achaz, roi de Juda, et de Téglath- Phalasfir, roi d'Assyrie, qui l'incorpora à son empire.
3. Alexandre le Grand fit la conquête de la Syrie (Voir l'histoire des Macédowens) ; et, après la bataille d'Ipsus (304), Séleucus Xicator, nn de ses g'^neraux, à qui ce pays échut en partnge, bâtit Antioche sur rOronte, pour en faire la capitale, non-seulement de
1. Quelles sont les bornes de la Syrie ? Doù vinrent les premiers habitants? Qu'est-ce qui les empêcha de 'rospérer comme nation ? — 2. Quel fut le principal royaume de la Syrie? Par quels exploits* se signalèrent les rois de D.imas ? — 3. A qui échut la Syrio après la bataille d'Ipsus ? Quelle ville en fut la capitale ? Que tit de remarquable Séleucus Nicator?