Comme l'Église était alors déchirée pari hérésie
1. Quelle fut la f n de Galérius et de Maxunien ? Que raconte-ton de Constantin comme il marchait contre ^^axence ? Que fit-il par suite de sa vision? Que publia-t-il? — 2. Quelle fut la fin de Lcinius? — 3. Quelle hérésie déehira t alors l'Église ? Pourquoi Constantin rw-unit-il les évô(iues à Nicée? Quelle fut la conduit» d» Constantin envers cette autçusto asscmblce ?
^•* HISTOIEE ANCIENNE.
^'^'t'^o'on''^''^^"^''^^^''^^^'^"^^^ ^<^ J--^-. Constantin réunit JJO evequc.^^ au concile de Xicéc (825) pour debnir le dogme catholique. Le monde n'avait'jamais vu de sénat aussi aucruste, ni d'assemblée aussi vénérable. Il 3' avait la des confesseurs de la foi dont 1 empereur baisait avec respect les glorieuses cicatrices. Le concile condamna l'erreur d'Arius et proclama le Verbe lait chair con.<ubstantiel à son Père.
Constantin ne sut pas soutenir jusqu'à la fin le poids de sa gloire et de son immense autorité- il se laissa plus tard, tromper par les sectaires et commit m me des crimes horribles. Son fils Crispus, jeune i^rince dun caractère aimable, accu.sé par sa bell^-mère, lausta, fut mis à mort; son innocence fut trop tard reconnue, en même temps que les désordres publics de fausta. Constantin, excessif dans son repentir comme dans ?a colère, fît étouffer sa coupable épouse et livrer au supplice son neveu Licinieu, enfant dé douze ans.
5. Kome, qui avait été le théâtre de ces scènes sanglantes, devint pour l'empereur un séjour odieux Cette ville, d'ailleurs, haï.:>sait dans Constantin l'enno^ mi de ses dieux et le protecteur des chrétiens. Il transfera donc le siège de l'empire à Evzance (Constantinople), dans une situation magnifique (326). Une enceinte immense, qui comprenait aussi sept colline'? entoura la viile nouvelle ; un sénat y fut institué. '
6. Après la mort de ce grand prince, qui eut lieu à JSicomedie (337), dans les sentiments d'une grande piete, au moment où il se disposait à marcher contre Sapor roi de Perse, l'empire fut partagé entre ses trois fils, Constantin, Constant et Constance. Constantin eut les Gaules avec l'extrême Occident; Constant, rltahe et l'Illyrie avec les paya adjac-ents; Constance, l'Orient. Les deux premiers étant morts,
A^'. ^°°'/f5*^° °® ternit-il pas un peu sa gloire ? Quels exemples
(le cruauté donna-t-il ?-5. Oii Constantin tr*nsféra-t-il e .-é-e de\
son empire, et pourquoi ?-€. Où mourut Constantin ? ^.-ue devint
emj.jre après sa mort? Que fit Constance, devenu seul maître de
ROME SOUS L'EiTPIRE. 95
; Constance, demeuré seul maître do l'empire, so déclara pour les Ariens. Tandis que ce prince s'occupait à persécuter saint Athanase et les autres évêques de la communion catholique. Sapor s'emparait des provinces romaines situées en Asie.
7. Le successeur de Constance fut Julien (360), son cousin, plus tard surnommé l'Apostat, qu'il associa à l'empire en l'envoyant commander dans les Gaules. Julien, contre l'espérance de Constance, montra de grands talents ; il chassa les Germains, et rendit le calme et la prospérité aux Gaules, depuis longtemps livrées au désordre et à l'anarchie. Julien, aussi ambitieux qu'habile, se fit proclamer empereur par ses troupes ; la mort inopinée de Constance lui épargna probablement un crime.
8. Arrivé au pouvoir, Julien ne dissimula plus son penchant pour l'idolâtrie ; il abjura le christianisme, ot rétablit le culte des idoles. Il défendit aux chrétiens de fréquenter les écoles ; il les abandonna à la haine des païens, et, joignant l'ironie à la cruauté, il leur demandait si leur mission n'était pas de souffrir sur la terre. Cet empereur apostat tenta de donner un démenti à la parole du Christ en relevant les murs du temple de Jérusalem ; des flammes sorties de terre, selon le témoignage d'un historien païen, empêchèrent les ouvriers de continuer leur travail impie.
9. Cependant Sapor, roi do Perse, désolait la Mésopotamie et les autres provinces de l'empire en Asie. Julien s'avança pour le combattre, et remporta une première victoire ; il pénétra même jusqu'à Ctésiphon, capitale des Perses ; mais bientôt, réduit à faire une retraite pénible, il fut blessé d'une flèche dans le désert de Phrygie, et mourut, à l'âge de trente-deux ans, en blasphémant le Dieu des chrétiens (363).