Saint Louis eut pour successeur son fils, Philippe
8. Quel fut le successeur de Louis VIII ? Qui gouverna la France S0X15 la minorité de Louis IX? — 9. Où sairt Louis fut-il victorieux? — 10. Qu'est-ce qui détermina saint Louis à se croiser ? A q»i confiat-il la régence? Que lui arriva-t-il dans sa première croisade ? Oii moarut-il ? — 11. Qui est-ce qui succéda A saint Loui*- ? Quelles prorinces Philippe ajouta-t-il à la couronne?
152 HISTOIRE DU :moyex-age.
III, dit le Hardi (12T0). Ce prince réunit à la couronne le comté de Toulouse et le Valois. C'est sous son règne qu'eut lieu le massacre connu sous le nom de Vêpres siciliennes. Philippe, voulant venger ses compatriotes massacrés dans le royaume de Sicile et de Kaples, marcha contre Pierre d'Ai-agon, accusé d'avoir conseillé le massacre; mais il obtint peu^de succès et mourut bientôt après, à Perpignan (1285). En 1274, il avait cédé Avignon et le comtat Venaissin, au pape Grégoire X. La politique de Philippe fut celle de son père, ferme et habile.
12. PhilipelY, dit le Bel, déjà roi de^Cavarre. comte de Champagne et de Brie, par son mariage avec .Jeanne de Xavarre, succéda à son père Philippe III (1285). C'était un prince habile, entreprenant e; rusé, ne se préoccupant que du succès sans s'inquiéter de la moralité des moyens quïl employait pour l'obtenir. Il prit la Guj'cnne sur Edouard 1er roi d'Angleterre. Avant ensuite déclaré la guerre aux Flamands, il perdit la bataille de Courtray (1302), où périrent une multitude de gentilshommes, entraines par une ardeur imprudente. Peu après, il reprit sa revanche en remportant la célèbre victoire de 3Ionsen-Puelle (1301).
13. Cependant Philippe-le-Bel, pressé d argent, a cause de ses c;uerres continuelles, avait confisque lebiens des Juifs, rançonné les marchands italiens et lombards et altéré les monnaies pour se créer des ressources pécuniaires. Ces exactions n'ayant pa«5 suffi, il établit sur les biens du clergé des impôts arbitraires. Le pape Boniface VIII réclama contre cette violation des droits de rÉglise, mais Philippe-lc-TV.-l ne répondit aux remontrances du pontife que par lu ^iolence. Après avoir falsifié la bulle qui lui rappelait ses devoirs envers le Saint-Siège et l'avoir fait brûler publiquement (1302), il convoqua les Etats-
12. Quel était le caractère de Philippe-le-Bel ? A qni fit-il la guerre ?— 13. Quelles furent le? exactions de Pliilippe ? Commem traita-t-il Boniface YIII ?
généraux et leur lit adresser à Ivomc des lettres pleines d'insultes et de menaces.
14. La querelle du roi et du pape se termina d'une façon trai^ique. Les émissaires de Phiiippe-le-Bel, Piepre Flotte et G-uillaume de Xogaret, aLèrcnt en Italie attaquer le pontife qu'ils trouvèrent à Aguani. Boniface YIII croyant sa deraière heure venue, se revêtit de ses habits pontificaux, et la tiare sur la tête, la croix d'une main et les clefs de saint Pierre do l'autre, il se présenta à ses bourreaux. L'auguste et énergique vieillard essuya mille outrages, passa trois jours dans une prison, sans nourriture, et même Xogaret le frappa brutalement au visage avec son gantelet de fer. Le peuple indigné le délivra ; mais il mourut un mois après, des suites de ces cruels traitements (1303). Il était âgé do SG ans.
15. Après le court pontificat de Benoit XI, Philippe-le-Bel fit nommer, sous le nom de Clément Y, Bertrand de Goth, archevêque de Bordeaux, et l'obligea à choisir Avignon pour sa résidence (1305). La papauté se trouva ainsi placée sous la dépendance du roi de France. Aussi les Romains appelèrent-ils cet exil la captivité de Babylone. .Elle ne dura pas moins de 68 ans, c'est-à-dire jusqu'à 1377.
16. Philippe-le-Eel profita des accusatioxis qui s'élevaient contre l'ordre des Templiers poyren demander la suppression, afin de s'emparer de ses biens immenses. Il fit arrêter tous les chevaliers (1307) et les soumit à 4a question. Leur grand-maître, Jacques de Molay, fut brûlé vif sur le Pont-Xeuf, à Paris, avant qu'on eût pris le temps d'examiner juridiquement sa cause (1314). On dit qu'en montant sur son bûcher, il cita devant Dieu le pape et le roi. Clément Y étant mort le 20 avril de la même année, et Philippe-le-Bel, le 29 novembre, le peuple regarda ieur fin comme un châtiment du ciel.
14. Quelle fat la fin de Boniface VIII ? — 15. Qui succéda à oe rénérable pontife ? Pourquoi Philippe-Ie-Bel fit-il résider lea papes à Arignon ? — 16. Pourquoi fit-il supprimer l'ordre des Templiers? Comment ntourut Jncques de ilolay ?
SECTIOX lY.
1. La féodalité, que Guillaume-le-Conquérant avait importée de France en Angleterre, devait avoir dans ces deux pays une destinée bien différente. Tandis qu'en France les rois étendent leur pouvoir en s'appuyant sur le tiers-état, la noblesse, en Angleterre, tient en bride la royauté avec l'appui des communes et lui arrache cette constitution aristocratique et libérale qui devait assurer la durée de son influence.
2. La vie deG-uillaume se consuma tout entière en luttes avec les Saxons, avec ses sujets révoltés, avec son propre fils, Ptobert, auquel il avait promis la Normandie sans songer à tenir ses engagements. Il se préparait à punir le roi de France, Philippe ler,dusecoui's qu'il avait prêté à ce fils rebelle et d'une plaisanterie sur son embonpoint; il avait envahi le Yexin français et venait de brûler la ville de Mantes, comme nous avons vu plus haut, lorsque son cheval fit un écart et le jeta à terre au milieu de cendres embrasées. Il mourut de cette chute à Ptouen, où il s'était fait transporter (lOST).
3. Milgré sa barbarie, qui était celle de son siècle. Guillaume avait l'instinct de l'ordre et de la grandeur, le don de choisir les hommes, l'énergie et l'habileté, enfin, par dessus tout, le génie qui sait fonder. Avant lui les Anglo-Saxons étaient ignoi'aats, corrompus, féroces ; il les disciplina de telle sorte que cette nation se trouva prête à de nouvelles et brillantes destinées.
4. Guillaume-le-Conquérant laissait trois fils: Eobert, Guillaume-le-Poux ot Henri. Guillaume s'empara de la couronne au détriment de Eobert, son
1. Quelle influence devait exercer en Angleterre la féodalité qu'y ara't importée Guillaume-le-Conquérant?— 2. Quelle fut la vie de Guillaume, après sa conquête? Ou mourut-il ?— 3. Quelles qualité possédait G-uUlaume ? — 4. Quel fut fon successeur sur le trône d'Angleterre ? Comment mourut Gaillaume-le-Roux ? Qui lui suooéda ?
frère aîné, et fit pendant douze ans (1087-1100) le malheur des Saxons qu'il traita comme des esclaves, les soumettant aux exactions les plus iniques pour satisfaire sa rapacité. Cn jour qu'il était à la chasse dans une forêt, il tomba blessé mortellement d'une flèche à la poitrine sans qu'on put savoir d'où elle était partie. Son frère Henri lui succéda. Robert, l'aîné, qui était à la croisade, trouva son plus jeune frère en possession, tout à la fois, du trône de l'Anffleterre et du duché de Normandie. Il essaya de rentrer dans son héritage, perdit la bataille de Tinchcbray (1106) etfat jeté dans une prison, où il iinit ses jours, après vingt-huit ans de captivité.
5. Le tils de Eobert, Guillaume Cliton, soutenu par Louis-le-Gros, ne fat pas plus heureux que son père. Elève du pieux Lanfranc et néanmoins débauché, simoniaque et usurpateur des libertés de TEglisc, qui étaient alors les libertés du monde, Henri 1er persécuta saint Anselme, archevêque de Cantorbery, à cause de sa fermeté, et consentit difficilement à un concordat. Après la bataille de Bremeville, qui le rendit maître de toute la Xormandie, Henri eut la douleur do perdre ses fils, qui firent naufrage en retournant en Angleterre. Il n'avait plus d'autre enfant que la comtesse Mathilde, d'abord mariée à Henri Y, et qui épousa en secondes noces Géofiroy Plantagenet, comte d'Anjou. Il l'avait désignée pour son héritière, mais les Normands refusèrent d'obéir à une femme et com^onnèrent à Londres, Etienne de Blois, comte de Boulogne, petit-fils de Guillaume-le-Conquéraut (1135). La guerre civile bouleversa le royaume pendant près de dix-sept ans. A la fin. quand l'Angleterre n'ofi'rit plus qu'un désert et des ruines, Etienne, qui venait de perdre son fils, s'entendit avec Mathilde; il fat convenu qu'il conserverait le sceptre toute sa vie, et que le fils de Mathilde, Henri d'Anjou, lui succéderait.
6. Quel était le caractère de Henri 1er? Que se passa-t-il en Anfleterre après la mort de Henri 1er ?
156 ^ HISTOIRE DU ilOXEX-AGE.
6. L'année suivante (1154), Henri II Plantagcnct succéda à Etienne. Déj;i duc do Normandie par sa mère, son héritage paternel se composait de l'Anjou et du Maine, et son mariage avec Eléonore de Grujcnne, femme répudiée de "Louis VII, lui avait valu toute l'Aquitaine. Il étreignait donc de toutes parts lespossessionsdu roi de France, son suzerain, de sorte que, dans la lutte qui allait s'engager, sa supériorité paraissait ceridine. Toutefois les difficultés que lui opposèrent l'aristocratie, les communes, l'archevêque do Cantorbéry et les révoltes de ses propres âls, maintinrent l'équilibre entre les deux rivaux.
7. Henri II se laissa bientôt enivrer par sa puissance. Il voulut rendre son autorité absolue, et dans ce but, il ne craignit pas d'attenter aux libertés les plus sacrées de l'Eglise. Ce prince comptait sur les complaisances de son chancelier, Thomas Becket, qui, jusque-là, avait été le compagnon de ses plaisirs. Mais dès que le roi l'eut élevé au siège primatial de Cantorbéry, le nouvel archevêque comprit la gravité de ses devoirs et résista courageusement aux usurpations du pouvoir séculier. Il fut bientôt obligé de s'enfuir en France où II reçut asile et protection. Du fond de sa retraite, le courageux archevêque excommunia Henri II, qu'il força ainsi à se désister de ses prétentions. Louis YII et Alexandre III s'étant déclarés pour l'archevêque, le roi d'Angleterre fut obligé de je laisser revenir dans son église. Mais à peine y étaitil rentré que quatre courtisans, pour plaire au roi, le massacrèrent dans sa cathédrale au pied de l'autel, le cinquième jour après Xoël (IITO).
Ce crime souleva toute la chrétienté. Alexandre III, zélé défenseur des droits de l'Église, jeta l'interdit sur le royaume d'Angleterre et força le m^eurtrier à venir 8'agenouillcr sur la tombe du martyr, honoré dès lors comme un saint.
6. Qui succéda à Etienne ? Quelles étAitJOtles possessions de Ilcnr'. II Plantagenet?— 7. Quel fut le motif de la querelle entre Henri il et Thomas Becket? Quelle fat la mort de celui-ci? Que dut faire Henri pour expier sa faute ?
AXGLETERRi:. 157
•S. La fin du règne do Henri II fut employée à conquérir l'Irlande (ini) et à combattre les révoltes domestiques. Ses enfants -ingrats s'allièrent avec tous les ennemis de leui- père, le roi d'Ecosse et le roi de France; ils soulevèrent contre lui les mobiles populations do l'Aquitaine. Henri II, abreuvé d'amertumes, et néanmoins dispo.-é à pardonner, mourut do douleur en apercevant le nom do son fils Jean, en tète de la liste des révoltés qu'on lui avait remise.
9. Richard, dit Cœur de Lion (1189), héritier légitime de la couronne d'Angletcrro par la mort de Henri, son frère aîné, déploya presque aussitôt ses qualités chevaleresques dans la troisième croisade. On a vu ses exploits et ses malheurs. Lorsqu'il revint en Angleterre, il trouva des auxiliaires contre soir frère Jean parmi les Owf/rafs ou proscrits Saxons ; mais il se fit tuer, peu après, au siège du château de Chalus rLimousin). .
10. Jean-sans-Torrc, qui lui succéda (1109), ne tarda j^ius à se brouiller avec son ancien allié, Philippe Auguste. Le meurtre d'xlrthur do Bretagne fournit au roi do Franco un prétexte pour confisquer une partie des possessions do Jean, sur le continent. Celui-ci continua do régner en tyran, persécuta l'Egliso et se fit excomm.unicr par lo pape Innocent III, auquel il fit plus tard hommage do sa couronne, pour échapper aux armes de Philippe Auguste.
11. Le roi Jean ayant été vaincu, avec ses alliés, par Philippe Auguste, à la fameuse bataille do Bouvines, les barons anglais profitèrent do cette défaite pour 80 révolter contre lui et limiter son autorité en lui imposant la Grande Charte, qui garantissait Icui's libertés et leurs privilèges, ainsi que ceux du clergé et des villes. Comme il se refusait à leur faire ces con- •cçssions, ils offrirent a couronne d'Angleterre à Louis-
8. Quelle fut ia fin do Uenri II ?— 9. Qui succéda à Henri II ? Comment mourut Puchard?— 10. Qui succéda à Richard ? Quelle fut la conduite de Jtcan-sans-Terro ? — 11. Quelle Charte les barons luiimposèrent-ils ? A (quelle occasion Louis-le-Lion fat-il couronna roi d'Angleterre ?
158 HISTOriUS DU MOTî;^'•AQE.
le-LioD, fils de Philippo Auguste. Lo jeune prince passa lo détroit et fut coaronué à Londres (1215). jlais Jean-sans-Terre étant mort sur ces entrefaites, le sentiment national se réveilla, et les Anglais, qui n'avaient appelé un prince étranger que par haine pour leur roi, reconnurent Henri III, fils de Jean, et Louis fut obligé de repasser en France (1217).
12. Les troubles qui remplirent la minorité de Henri m et les revers qu'il essuya plus tard sur le continent, où saint Louis le vainquit aux batailles de Taillebourg et de Saintes (1242), consolidèrent la prépondérance de la noblesse anglaise. A la tète des mécontents, on voyait un seigneur français, Simon de Montfort, fils du vainqueur des Albigeois, et devenu comte de Leicestcr en Angleterre. Ce fut lui qui organisa le Parlement ^ convoqué trois fois par an et composé de deux chambres: la chambre héréditaire des Lords et la chambre élective des Communes, où le vieux parti saxon fut enfin représenté. Edouard, fils de Henri III, releva par la victoire qu'il remporta sur la noblesse à Évcsham (1265), l'autorité de son père, qu'avait sensiblement abaissée le redoutable comte de Leicester.
13. I^douard 1er, après avoir pris part à la huitième croisade, ayant appris la mort de son père (1272), se hâta de revenir en Ansrleterre et de rendre à l'autorité royale, par d'importants succès, une partie do son prestige. Il s'empara du pays de Galles et donna pour chef et pour prince aux Gallois, son fils Edouard qui venait de naître (1283). C'est de là qu'est venue la coutume de donner le titre de prince de Galles au fils aîné du roi d'Ansrleterre. Il tourna ensuite ses ai'mes contre l'Ecosse et profita de la mort du roi Alexandre III (1286) pour faire reconnaître sa suzeraineté à ce pays.
12. Quelles défaites essuya Henri III ? Par qui fut organisé le Paxjement anglais ? — 13. Qui succéda à Henri III ? Quelles conq^uêtes lit Edouard 1er ? *
SECTIO^^ y.
L'ESPAGNE; le PORTUGAL ET LES DEUX-SICILES.
l.EsPAGNE. — La puissance chrétienno et la puissance musulmane étaient toujours en présence dans ce pays. Cette dernière, qui était en pleine décadence, fut ravivée pai' la dynastie des Alnioravides et par celle des xilraohades. Alphonse, roi de Castille fut défait à Zélaka (1286), par les Almoravides, tribu venue récemment d'Afrique au secours des musulmans d'Espagne. Mais le cri de détresse des chrétiens fut entendu au-delà des Pyi'énées, et deux princes de la maison de Bourgogne, Eaymond et Henri, répondirent à leur appel. Les Almoravides se virent bientôt obligés à renoncer à leur projet de conquête contre les chrétiens. Ils tournèrent alors leurs armes contre les Maures, s'emparèrent de Grenade, d'Alméria, de Cordoue et de Séville ; et Yousef, leur chef, après avoir jeté dans les cachots les derniers descendants des familles royales, prit le titre d'émir-al-mouménin.
2. Mais les Almoravides n'ayant pas tardé à se désunir, une nouvelle secte, les Abnohades ou Unitaires, les renversa en Afi'ique et en Espagne (1147). Afin d'opposer l'enthousiasme chevaleresque au fanatisme de ces Africains, les rois chrétiens instituèrent les ordres religieux et militaires d'Alcantura, do Calatrava, de Saint-Jacques et d'Avis, qui rendirent à l'Espagne les mêmes services que les Templiers et les Hospitaliers avaient rendus à la Palestine. Cependant les chrétiens furent défaits à la bataille d'Alarcos (1197).
3. Dans le commun péril, les rois de Castille et de Léon, de Xavarre, d'Aragon et de Portugal, dociles aux conseils du pape Linoccnt III, concertèrent ieui's
1. Quelles furent les conquêtes des Almoravides ?• Qui eit-ce qui arrêta leurs progrès ? — 2. Par quelle secte les Almoravides furentils attaqués ? Q els sont les ordres religieux et militaires qui eo formèrent alors ? Où furent-ils défaits? — 3. Où les princes croisés défirent-ilfl les Almohades ?
160 HISTOIIIE DU MOYEX-AGE.
efforts pour chasser les farouches Almohades. Les croieés rencontrèrent leur armée près de Navas-Tolosa (1212). La bataille fat sanglante, les infidèles laissèrent sm* le champ de bataille plus de cent mille mortsi Quoiqu'il ait encore fallu près de trois siècles pour délivrer complètement l'Espagne du joug des Arabes, cependant la décadence de leur puissance date de cette ctiroyable défaite.
4. Les royaumes chrétiens d'Espagne prirent dès lors de grands accroissements. Ce fut une brillante et glorieuse époque. Alors régnèrent Jacques 1er le Conquérant, en Aragon, et Ferdinand III le Saint, en Castille (1217). Jacques 1er s'empara du royaume de Valence et des îles Baléares. Pendant 64 ans de rèiCne et de combats, il ne fut jamais vaincu, gagna trente victoires et fonda deux mille églises. Son fils Pèdre III, le Grrand, obtint la Sicile à la suite des Vêpres siciliennes (1282), et le traité d'Anagni garantit à ses successeurs la possession de cette île et de la Sardaigne, au détriment do la maison d'Anjou.
5. Ferdinand III profitant des dissensions des Maures, s'empara de Cordoue, de Séville, de Cadix, et do presque toute l'Andalousie, où les infidèles ne conservèrent que Grenade. Ils appelèrent à leur secours une troisième tribu d'Afrique, les Mérinides, qui furent battus et chassés par Sanche, le vaillant fils d'Alphonse, roi do Castille. La rivalité de Sanche et de ses neveux, les infants de la Corda, amena une première lutte entre la Castille et la France, dont les rois étaient alliés à la famille de La Cerda. Cependant les efforts do Philippe III et de Philippe IV le Bel ne purent empêcher Sanche de régner sur ie peuple qu'il 'avait sauvé.
6. Après la bataille de Xavas-Tolosa, Thibaut, comte de Champagne, neveu de Sanche VII, fut appelé à régner sur la'Xavarrc. Henri 1er, de cette maison, n'ay-
4. Quels princes distinguais régnaient alors en Espagne? Qu'eut do remarquable io règne de Jacques 1er le Conquérant ? — 3. I»« quelles villes saint Ferdinand III s empara-t-il? Qu'étaient les ilé-^ rinides ? — 6. Quifiit appelé sur le trône de Xavarro après la bataille de Navas-Tolosa ?