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Très-attaché d'abord au Saint-Siège, Henri reçut

1. Quelle dynastie monta sur !e trône a-. rôs Richard III ? Quel fut le can.ctère du règne de Henri VII? A qui maria-t-il ses enfants?— 2. Quel fut son successeur? Quels furent les crcniencements de Henri VIII ?— 3. Quel titre ce prince reç-u il du pnne Pourquoi demanda-t-il à se séparer de Catherine d'Aragon? Su. quelle raison appuya-t-il cotte demande de divorce? Que ..t Henri VIII, le pape ayant refuse de se prêter à sa coupable intrigue ?

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du pape le titre de défensfur de la foi, pour avoir ré futé dun3 un ouvrage theologiqiie la doctrine de Luther sur les sacrements; mais sa conduite subséquente fut aussi remarquabie qu'infamante. Après dix-huit ans d'union avec Catherine d'Aragon, il voulut faire annuler son mariage, sous prétexte que Catherine avait été quelques mois l'épouse de son frère. Ce n'était là qu'un vain scrupu'e, car il avait obtenu, pour légitimer son union, toutes les dispenses nécessaires. Henri YIII s'était violemment épris d'une tille d'honneur de la reine, Anne de Boieyn, et songeait à l'épouser. Le pape Clément Vil ayant refu:té de se prêter à cette coupable intrigue, le roi d'Angleterre rompit avec Eome et se déclara protecteur et chtf de l'Eglise anglicane. Il rejeta certains dogmes, tandis qu'il conservait et imjjosait les autres, parcxemjjle, la confession auriculaire, sous peine de mort.

•i. Henri chassa les religieux de leurs monastères et s'empara de leurs biens qu'il appliqua à son usage, ou qu'il distribua à ses créatures. L'évèque de Kocheater, Jean Fi.-îher, l'ancien chancelier, Thomas ]Morus et quelques autres personnages, qui seuls, dans le clergé et les hautes classes, eurent le courage de le contredire, périrent du dernier supplice. La moindre résistance entraînait la peine capitale, et d'innombrables exécutions ensanglantèrent le royaume.

5. Entre les mains de Henri VIII, le parlement fut instrument docile du despotisme le plus arbitraire ot le plus odieux. L'anarchie, qui avait signalé la guerre des Leux-Ro^es. en latiguant la nation, lui avait ôté tout ressort. Le bill d'Attainder qui affranchit Henri VlIIde toute formalité judiciaire, condamnait d'avance ceux qu'il voulait faire mourir. Ildissipa follement les sommes provenant du pillage des couvents, et laissait mourir de misère les pauvres que

4. Corameijt Henri ^'I1I truita-t-il les religieux ? Comment traitat-il aussi ceux qui ne voulaient pas souscrire à ses décrets ? — ô. Qu'était le parlement sous Henri VIII ! Quel usage fit-il des biens qu'il avait confisqués ? Combien de mariage? contracta-t-il ? Quel fut lo sort d'Aune de Bolevn ?

22i HISTOIRE 3I0PEENE.

les monastères nourrissaient autrefois. Ce fut Henri YIII qui prit le premier le titre de roi d'Irlande, ne reculant devant aucune mesure perfide ou cruelle pour affermir sa domination sur cette île re.stée catholique. Des six femmes qu'il épousa successivement, il en envoj-a deux à l'échafaud et notamment Anne de Bolcyn, ccllc-là même qui lui avait inspiré une si violente passion que, pour la satisfaire, il avait renié le culte de ses aïeux.

G. Ce prince éprouva, dans ses dernières années, les douleurs les plus horribles. Ses facultés étaient si affaiblies par les excès de tout genre auxquels il s'était-livré, que depuis longtemps il avait dû renoncer aux affaires, et il se bornait à signer des arrêts de mort. Enfin, le 19 janvier 1546, il alla rendre compte à Dieu de la tyrannie qu'il avait fait peser sur son peuple et de tous Igb maux dont il avait afiiigé l'Eglise. ^

7. Henri YIII eut pour successeur son ié^ Ldouard TI âgé de dix ans, quïl avait eu de Jennno Seymour (1553). La régence fut confiée au duc de Sommerset, son oncle maternel, qui ne songea qu'a fortifier le calvinisme et à proscrire tous les usages que le catholicisme avait introduits dans les mœurs. Le duc de Somm.erset fit la guerre à TÊcosse avec quelques succès; moins heureux sur le continent, il perdit Boulogne, qui revint à la France. L'ambitieux Warwick, comte de Xorthumbcrland, le renversa et prit \q tiivQ àQ 2^^otecteur ] il se préparait même à confisquer à son profit l'autorité royale, quand Edouard YI mourut.

8. A la mort d'Edouard YI (1552), la nation, qui regrettait vivement $on aùcienno croyance, et qui avait donné des larmes au sort de l'infortunée Catherine d'Aragon, se déclara pour [Marie Tudor, fille de cette malheureuse reine. AYarwick eut le sort de

6. Quelles furent les dernières années d? Henri VIII ? De qni « Edouard VI était-il lils ? — 7. A qui la régence fut-elle confiée ? Par aui Somraerset fut-il renversé ? — 8. Qui est-cequi «uocT^da à Edouard VI ? Quel fut le gort de AVarTvick ?

Soramerset ; il fut décapité, et Jeanne Gray, arrièrepetite-fllle de Henri YII, qui avait épousé le fils de Warwick et avait été proclamée reine par les partisans du duc de Xorth'.imberland, obtint pardon, ainsi que son mari. Mais l'esprit et les projets de "VTarTviek ne moururent point avec lui; bientôt après, une nouvelle conspiration s'étant formée en faveur de Jeanne Cxray, les principaux chefs, ainsi que Jeanne Gray et son mari lord JDuddIy, portèrent leur tète surl'échafaud.

9. Marie était profondément catholique. Elleépousa Philippe, infant d'Espagne, fils de Charles-Quint, et s'occupa, aussitôt qu'ellefut sur le trône, de rendre à son peuple le culte et la foi de ses ancêtres. On regrettait universellement l'ancienne liturgie; le parlement la rétablit à l'unanimité, et abolit tous les décrets de Sommersct et de Cranmer. Cependant les protestants ne considérèrent pas leur cause comme désespérée. Ils multiplièrent leurs pamphlets contre le gouvernement, contre les évêques et sontre l'Eglise romaine. Ils allaient jusqu'à demander au ciel la mort de la reine ; ils attentaient à la vie des prêtres, et excitaient partout des séditions contre l'autorité. Marie dut faire violence à la douceur de son caractère pour réprimer ces attentats. Toutefois, nous devons dire que les rigueurs qu'elle a exercées envers les protestants, mais que l'on a beaucoup exagérées, étaient hautement désapprouvées du nonce du pape. En 155S, le duc de Guise, ayant pris Calais aux Anglais, qui était la dernière possession qu'ils eussent conservée en France, cet événement remplit de chagrin la reine, qui souffrait déjà beaucoup des inquiétudes que lui donnait sa sœur Elisabeth, dont la foi lui semblait suspecte. '' Qu'on ouvre mon cœur, disait-elle souvent, on y trouvera Calais et Elisabeth. " Elle mourut de ces deux grandes afilictions, le 2-k novembre

9. Comment Marie g'y prit-eUe pour rétablir le catholicisme en Angleterre? Qu'est-ce qui l'obligea à traiter les protestants avec; sfiT^ritt' ? Qupllcs soTîtlcsiiPUï gran-lec riffl'et'.ons oui la firent mourir ?

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1558. Ses vertus lui ont mérité les éloges des protestants eux-mêmes.

10. Elisabeth, fille d'Anne de Eoleyn, succéda à sa sœur Marie. A peine fut-elle sur le trône, qu'elle se déclara ouvertement contre le catholicisme, adopta le protestantisme pour la religion du royaume et se donna, à Fexemple de son père, le titre de chef suprême de V Eglise anglicane ou Eglise établie. ^Sans aucune des causes qui déterminèrent Marie à exercer la sévérité dont nous avons parlé en son règne, Elisabeth commença une persécution systématique et cruelle envers ses sujets catholiques. Elle fit revivi-e tous les statuts portés contre ceux-ci et y ajouta beaucoup d'autres des plus oppressifs. Xier la suprématie de la reine sur l'Eglise, ou reconnaître la juridiction du pape dans ses Etats, ou encore ramener quelqu'un à la foi catholique, étaient autant d'actes de haute trahison. Ces statuts, qui ont disgracié l'Angleterre pendant près de trois siècles, ne sont pas encore tous abrogés de nos jours.

11. Elisabeth s'était réconciliée avec la France en signant le traité de Cateau-Cambrésis (1559). Bientôt la haine qu'elle portait à l'Église romaine vint s'augmenter de son inimitié contre Marie Stuart. La jeune reine d'Ecosse était alors en France, où elle venait d'épouser François IL A la mort de Marie Tudor, elle eut l'imprudence de prendre le titre de reine d'Angleterre, se fondant sur la prétendue illégitimité d'Elisabeth et sur sa parenté, étant petite-tille de Henri YII. C'était plus qu'il n'en fallait pour lui attirer une haine implacable. Aussi les conspirations continuelles fomentées par l'Angleterre lorsque Marie Stuart, veuve de François II, fut revenue en Ecosse, ne lui laissèrent pas un moment de repos.

12. Après une série d'événements des plus tragiques et des plus afiligeants, l'infortunée reine d'Ecosse .

10. Qui est-ce qui succéda à Marie Tudor V Quelle fut la conduite « d'Elisabeth, arrivée au pouvoir? — 11. Pourquoi conçut-elle de l'inimitié contre Marie Stuart ? — 12. Quelle con-hùte tint-elle envers elle?

fut obligée do quitter ses États. Elle alla demander asile à sa cousin3 Elisabeth; mais, au lieu de la protection qu'elle avait es|>érée, elle trouva une captivité qui se prolongea dix-neuf ans. L'austère et cruelle reine d'Angleterre avait dissimulé, mais n'avait pas oublié ses craintes et son ressentiment. Elle finit par l'impliquer, sans preuve, dans un complot vrai ou imaginaire, la fit comparaître devant un tribunal de son choix, qui prononça contre la captive une sentence capitale (1587). Cet acte atroce a imprimé au caractèi-e d'Elisabeth une tache infamante, qui descendra avec son nom jusqu'à la postérité la plus reculée.

13. Philippe II, roi d'Espagne, indigné de l'aide qu'Elisabeth avait donnée au peuple des Pays-Bas dans leur révolte contre lui, équipa une flotte formidable, nommée l'invincible Armada (1588) à l'effet d'envahir et de subjuguer l'Angleterre. Ce vaste armement n'atteignit pas sa destination; il fut dispersé par une violente tempête jusque sur les côtes de France, et les amiraux anglais, Howard et Sir Francis Drake, en achevèrent la destruction.

14. Si la politique d'Elisabeth a été impitoyable, surtout lorsqu'il s'agissait de venger les blessures faites à son anaour-propre de femme, il n'en est pas moins vrai do dire qu'elle était éminemment habile comme souveraine, et qu'elle éleva l'Angleterre A un haut degré de puissance maritime et de prospérité commerciale. Elle eut pour amiraux des marins braves et habiles, tels que Sir Francis Drake qui, par son ordre, fit un voyage autour du monde, ravagea les colonies espagnoles et prit possession do la Californie ; AYalter Raleigh, qui fonda la première colonie anglaise aux États-Unis et lui donna le nom de V.r«tinie, en l'honneur de sa souveraine. Le plus £]:rand poète dramatique de l'Angleterre, Shakspearc, illustra aussi son règne.

13. Pourouoi Philippe lî entveprit-il une expédition contre l'Angleterre ? (Juel en fut le résultat? — 15. Quelles étaient les qualités d'Elisabeth ? Quels homm'^s illustrèrent soar^gnc ?

15. Malgré les flatteries de ses c<^temporains, Elisabeth paraît ue pas avoir été irréprochable dans ses tQœurs. Le dernier de ses favoris, le comte d'Essex, fut sacrifié, comme l'avaient été plusieurs autres. Dissimulée, perfide, cruelle et tyrannique, ejle s'est montrée dépourvue des qualités aimables qui ornent son sexe. Cette reine orgueilleuse ne pouvait se dissimuler ses crimes; aussi ses remords devenaient-ils plus violents à mesure qu'elle approchait de la fin de sa carrière. Ces tourments intérieurs la firent mourir à l'acre de soixante-dix ans (1003).

SECTION III

Dynastie des Stuarts : Jacques 7, Charles I;

.République: Olivier et Richard Cromwell.

Eestauration des Stuarts : Charles

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