‹ Cours abrégé d'histoireChapitre 193 sur 209 · BELGIQUE · texte numérisé non relu

BELGIQUE

1. Les Belges paraissent être originaires de la Germanie. Lors de la conquête des Gaules, ce furent les Belges, et parmi eux les ZSTerviens, qui opposèrent à César la plus vive résistance. Drusus, Germanicus, Caligula, conduisirent souvent leurs armées en Belgique pour maintenir dans la soumission ce peuple indocile et remuant. Ce fut par la Belgique que les Francs commencèrent la conquête des Gaules ; leur première capitale fut Tournay.

'1. Au Yle siècle, la Belgique faisait partie du royaume d'Austrasie : au Yllle siècle, la famille des Héristal, sortie des pays belges de Liège et de Naraur, fonda l'empire carlovingien. Après la mort de Louis-le-I'ébonnaire, la Belgique fut comprise dans le royaume de Lotharingie; et quand celui-ci devint duché de l'empire germanique et se partagea en Haute et Basse-Lorraine, la Belgique entra presque tout entièie dans cette dernière, dont elle forma la partie principale. Le duché de Basse-Lorraine se morcela ensuite.

3. Au XVe siècle, la plus grande partie de la Belgique fut réunie dans la main du duc de Bourgogne,

Charles-le-Téméraire, et, au XYIe, Charles-Quint,

9. Que mbit la HoUande en 1806 et en 1810 ? Quel changement eut lieu en 1814 ? Que se passa-t-il en 1831 ?

1. Que sait-on de? premiers Belges ? — 2. Qu'était la Belgique au Vile siècle ? au Ville ? Que devint-elle après la mort de Louis-le - Débonnaire? — 3. A fjui passa-t-clle au XVe siècle? au XVI© ?

Zdi IIISTOIEE iIO»BaSJ£.

son héritier, en y joignant de nouvelles acquisitions, en composa les 17 provinces-unies qui furent nommées Cercle de Bourgogne, et qui relovèrent de l'empire, tout en appartenant à la ligne espagnole de la maison d'Autriche. Lors de l'insurrection qui enlevai sept de CCS provinces à l'Espagne et à l'Empire, et. qui donna naissance, ainsi que nous avons déjà vu, à la république des Provinces- Unies (1579-1595), les provinces qui répondaient à la Belgique actuelle reslèrcnt à la maison austro-espagnole; elles passèrent i la maison d'Autriche en 1714 par les traités do Kastadt et de Bade.

4. En 1792, la France, ayant déclaré la guerre à l'empereur François II, envahit la Belgique. En 1795, cette contrée était totalement conquise, et elle fut déclarée possession française en 1801. Elle forma alors neuf dé[»artements. Mais, après la chute de Xapoléon, en 1814, la Belgique, conjointement avec les provinces hollandaises, fut érigée en royaume ])articulier sous le nom de royaume des Pays-Bas, et donnée à Guillaume III, prince d'Orango-Xassau.

5. Enfin, en 1830, les provinces hollandaises et belges se séparèrent d'une manière violente, et se battirent avec acharnement. Aurès de lonc^ues conférences tenues à Londres en 1831, et grâce à l'intervention de la France, la Belgique a été reconnue comme royaume indépendant. En 1832, les deux chambres, par un vote libre, ont décerné à Léopold I, pi-incc de Saxe- Cobourg, la couronne qu'elles avaient d'abord otîérte nu duc de Xomours. Ce n'est néanmoins que depuis 1839, après le traité de paix conclu entre la Hollande et la Belgique et le partage du Luxembourg et du Limbourg que ce royaume a été définitivement reconnu par toutes les puissances de TEuropc.

4. A quel pays fut réuni© la Belgique ei/ ISUl ? Que devint-elle eu 1814? — b. Que lit-elle eu ISoO V Quand deyint-cUe un royaume in^épenô'vn; ?

DANEilABB:. 295

DAXE3IAEX.

1. ChristiaH Ici", qui monta sur le trône en 144S, devint le chef de la dynastie qui depuis a régné sans interruption et règne encore sur le Danemark, dynastie qui, dans les temps Biodernes. a donné des souverains à la Suède et à la Eussie. Ce prince acquit la Norwége et les duchés do Sleswig et de Holstein ; mais la capitulation qu'il dut signer restreignit tellement son pouvoir en Danemark qu'il semblait plutôt être le président d'un sénat souverain que le roi d'un peuple libre.

2. Christian II, petit-fils de Christian 1er, chercha à secouer le joug des Etats ; mais cette tentative lui coûta la Suède, qui, en 1523, se retira de l'union de Calmar, et bientôt après, il perdit aussi le Danemark ot la Xoi'wége, qui le détrônèrent et choisirent pour roi son oncle paternel Frédéric 1er. Sous celui-ci, l'aristocratie devint toute-puissante et le servage légal. La réforme religieuse fut introduite en Danemark, en 1547.

3. Sous Christian lY, le Danemark ])rit une part malheureuse à la guerre de 30 ans: il ])erdit ses provinces de Gothie et sa supériorité sur la Suède. En 1660, une insurrection du peuple contre les nobles donna à la royauté le pouvoir absolu. Allié de la France pendant le règne de Isapoléon, il fut cruellement traité par l'Angleterre et vit bombarder Copenhague (1807). En 1814, le Danemark perdit la Xorwége. En 1848, il re^ut une constitution de Frédéric YII.

4. Le règlement de la future succession au trône donna lieu en 1848 à une grande agitation, le Sleswig, le Ilolstein et le Lauen bourg ayant tenté, à cette oc-

1. Que 6ait-on de Christian 1er? Quel jmys acquit-il ? — Qu'entreprit «le faire ChriïUan II? Quel fut le résultat de sa tentative? — 3. Qu'eut de remarquable le règne de Christian IV? Qu'arriva-t-il en 1660? Pourquoi les Anglais bombardèrent-ils Copenhague? Que jtcrdit le Danemark en 1814? Que reçut-il en 1848? QueUes provinces perdit-il en 1SC3 ? — 4. Quel fut le résultat de la guerre de 1863 ?

296 HISTOIRE MODERXE.

oasion de se séparer du Danemark, avec l'appui de la PruSî^e : après une guerre de trois ans, dans laquelle la Prupse eut le dessous, le traité de Londres du 8 mai 1852 termina le différend en assurant la succession, après l'extinction de la maison d'Oldenbourg, au prince Christian de Sonderbonrg-Glncksbourg. Toutefois, à la mort de Frédéric YII (1863), l'Alleniagne réclama l'indépendance du Holstein et du Slcswig, ce qui donna lieu à une nouvelle guerre, désastreuse pour le Danemark. Le 30 octobre 1864, une paix fut signée, par laquelle le Danemark céda à l'Autriche et à la Prusse, qui s'étaient chargées de V exécution fédérale, les duchés de Sleswig, de Holstein et de Lauen bourg.

SUÈDE ET ^'OEWIlGE

1. Les Suédois, rompant l'union de Calmar, se donnèrent pour roi, en 1448. comme nous l'avons vu, Charles YIII, Canutson, qui dut constamment se défendre contre Christian 1er d'Oldenbourg, déjà souverain du Danemark et de la Xorwége. L'union, deux fois rétablie, se trouva de nouveau rompue lors de l'élévation de Sténon-Sture, nommé administrateur de la Sniède. Christian II, petit-fils de Christian 1er, triompha de Sture, se fit nommer roi de Suède et se maintint dans ce pays par la plus épouvantable t^v-rannie (1520). Les nobles et les prékits suédois furent mis à mort, au milieu du peuple qui les pleurait. Christian se crut tout permis parce qu'il était victorieux et allié de l'empereur Charl^s-Quint, dont il avait épousé la sœur.

2. Les Suédois trouvèrent un vengeur. LTn jeune homme de la race rovale, Gustave AV^asa, devenu roi de Suède (1523) par ie vœu général, chassa le roi de Danemark, Christian II, et délivra complètement la Suède de la domination danoise (1523.) Avec les "Wasa,

1. Que sait-cn de Charles VIII ? de Sténon-Sture? de Christian II ? — 2. Qui délivra la Suède de l'oppression danoise ? Pourquoi le luthéranisme i'étab!it-il dans la Suèae ?

la Eéformo s'établit dans la Suède, qui depuis a tonjours été luthérienne.

Les opinions de Luther, plus favorables, comme nous l'avons dit, à l'ambition des princes et des nobles, prévalurent dans le nord de l'Europe.

3. Sons les Wasa (1523-1G54), la Suède prit rang parmi les puissances prépondérantes de l'Europe: elle donna trois rois à la Pologne, intervint en Allemagne avec éclat pendant la guerre de Trent^Ans, et fut dans le Xord l'alliée de la France. Aux provinces de Livonie, d'Ingrie et de Carélie, conquises par Gustave-Adolphe, Christine, sa fille, joignit une partie de la Poméranie, les duchés de Brème et de Yerden. Cette princesse, après un rèçjne de 22 ans, abdiqua volontairement (1654) en faveur de son coutin Charles X, de la maison de Deux-Ponts, et peu de temps après, elle embrassa la foi catholique.

4. La nouvelle maison soutint d'abord la gloire de la Suède; Charles XI conclut avec la Pologne le glorieux traité d'Oliva (1660) ; mais l'aventureux Charles XII, après avoir obtenu contre les Eusses des succès inouïs, fut vaincu à Puitawa par le czar Pierrele-Grand ; il ne put rentrer dans ses états, et ruina pour jamais sa patrie, qui bientôt après fut, par le traité de Xystad (1721), dépouillée de presque toutes ses conquêtes. Après le règne de Fré iéric de E&esse, époux d'Ulrique-Eiéonore (1T51), Adolphe-Frédéric commence une nouvelle dynastie, celle de Holstein- Gottorp.

5. Les querelles des Bonnets et des Chapeaux et les empiétements de la diète sur l'autorité royale, l'assassinat de Gustave III (1792), une folle guerre entreprise par Gustave TV contre la Russie et la France, et qui amène la perte de la Finlande, do la Botnie

3. Qne devint la Suède SOI* les Wasa? Quelles provinces Gustave- Adolphe ajouta-t-il% la Suè>le ? Que fit Chri>t'.ne, après un règne de vingt-deux ans ? — 4. Que fit Char es XI? Que sait-on de Charles XII? Quelle dynastie Adolphe-Frédéric comraença-t-il ? — 5. Quels sont les divers événements qui produisirent l'affaiblissement de la ^uède ? Qui succéda à Gustave IV ? Qui celui-ci adopta-t-il pour son suocesseur ?

orientale et d'une partie de la Poméranie suédoibe; enfin, la déposition durci (1809), affaiblissent déplus en plus la Suède. Charles XIII, oncle de Gustave IV, cstélu à la place de ce prince; il se fait remarquer l)ar sa sagesse, signe la paix avec la France, et choihit pour sou successeur 16 général français Bernadotle (1810).

G. Dès 1813, la Suède se joint aux Alliés pour agir contre Xapoléon ; et, en récompense, elle reçoit la Xorwége. dont le Danemark est dépouillé. En 1818, Charles XIII étant mort, Bernadette lui succéda sana difficulté sous le nom de Charles XIV et commença une nouvelle dynastie. La Suède a beaucoup gagné sous ce prince.

POLOGXE.

1. La période des Jagellons (1386-1572) fut, areo les quatre-vingts années qui la précéderont, la plus belle de la Pologne. Pendant ce temps, cette nation donna des rois cà la Bohème, à la Hongrie, réunit à la couronne d'anciens grands fiefs qui s'en étaient détachés ; acquit la Prusse occidentale, avec euzeraijieté sur la Prusse orientale ou ducale, plus la Livouia (1560), qui lui fut assurée par la paix de Kieverovalïorka, puis établit sa suzeraineté sur la Courlande (1561). '

2. Après la chute de l'empire grec, la Pologne résista glorieusement aux tentatives des Turcs, ses nouveaux voisins du sud. Mais, par le vice de sa constitution intérieui*e, ce pays, longtemps le premier Etat du Xord, semblait destiné à périr. Depuis l'extinction de la famille des Jagellons (1572), la couronne était devenue élective. Le choix des seigneurs iDolonais s'était d'aboixi fixé sur Henri de Va-

6. Que lit la Sucde en 1813 ? Quand Bernadoîte monta-t-il sur le trône ?

1. Quelle a 6ié la plus belle période de l'histoire de la Pologne.? — 2. Quelle fut son attitude après 1 » chute de l'empTe grec ? Qu'était devenue la couronne après les Jagellons ? Que sait-on de Sigiamond "NVasa et de Jean Casimir?

poLOGyE. 299

lois, alors duc d'Anjou. E eut pour successeui's Etienne Bathori (1575), puis Sigismond Wasa (1587), d'orio^ine suédoise, qui engagea la Pologne dans une longue guerre avec sa patrie. Wladislas "Wasa et Jean Casimir, son frère, avaient encore aggravé le mal. Ce dernier surtout s'était laissé arracher par les nobles le Uberum veto qui, conférant à un seul député le droit d'annuler toute délibération, amena dans la suite une incurable anarchie.

3. Jean Sobieski (1674), l'un des héros de son siècle, ne put remédier aux maux qui déchiraient sa patrie. Il échoua dans sa tentative de rendre le trône héréditaire, de soumettre les magistrats à l'autorité royale et d'assujettir les hautes clauses à l'impôt. JMais, s'il n'obtint aucun succès comme législateur, il eut la consolation de battre les Tur^s, qu'il repoussa victorieusement de Vienne, en 1683. A sa mort (1697), la couronne passa de sa famille à Auguste II, électeur de Saxe.

4. Pendant la grande guerre du Xord (1700-1721, l'invasion de Charles Xlï, la lutte entre deux compétiteurs au trône, xluguste — que soutenait le czar Pierre — et Stanislas Lecziuski — que soutenait Charles XII — , achevèrent la ruine de la Pologne. Enfin, à la faveur des discordes qui armaient les uns contre les autres les catholiques et les dissidents, les Eusses occupèrent la Pologne, et Catherfne fit violemment proclamer roi Stanislas Poniatowski, son ancien favori (1764).

5. Alors il se forme contre l'influence russe un ro- Jioss de patriotes, dit Conpderation de Bar (1768); Louis XV et la Porte prêtent leur appui aux confédérés, mais la chute de Choiseul en France, et les défaites des Turcs rendent vain l'héroïsine des patriotes, et le premier démembrement de la Pologne est décidé. Ce démembrement eut lieu en 1772. La

3. Que tenta Jean Sobieski '.' Comment s'est-il distingué ? — 4. Qu'estce qui aclieva la ruine de la Pologne ? Qu'était-ce que Stanislas Poniatowski ? — 5. Quelle était la fin de la Confédération de Bar ? Faites connaître le premier démembrement de la Polo^e.

Galicio orientalo fut donnée à l'Autriclio; tontes les anciennes conquêtes des Lithuaniens sur les Eusses — Eussie Blanche, Russie Noire, Livonio polonaise — furent données à la Eussie ; la Prusse royale et ses annexes devinrent le lot de la maison de Brandebourg. Ce qui restait porta encore le titre de royaume de Pologne, mais fut de fait province russe.

6. £n 1790, pendant la guerre des Suédois et des Turcs contre la Russie, les patriotes polonais opérèrent une révolution ; et, en 1791, ils promulguèrent une constitution sage, qui abolissait l'absurde veto et fortifiait la royauté; mais la Eussie suscita contre eux la confédération de Targowice (1792), composée de mécontents polonais qui prirent les armes au nom de l'ancienne constitution et des ancienne^ libertés. A la faveur de ces dissensions, un deuxième partage eut lieu, en 1798, entre la Russie et la Prusse.

7. Un nouvel effort des Polonais, en 1794, amena une troisième lutte plus inégale encore, dans laquelle Kosciusko fit vainement des prodiges de valeur ; et un troisième et dernier partage s'effectua en l't95. L'Autriche y evit part cette fois, aussi bien que la Russie et la Prusse. îja Pologne resta ainsi anéantie pendant douze ans.

8. Après sa première campagne de Prusse (1807) Napoléon, par le traité de Til>itt, fit de toute la Prusse polonaise et de plusieurs autres provinces de l'ancienne Pologne, le grand-duché de Varsovie, qui comprenait environ les deux cinquièmes de l'ancien royaume de Pologne, et le donna au roi de Saxe, Frédéric- Auguste, petit-fils d'Auguste II, qui avait été déjà élu roi par les patriotes de 1790, mais n'avait point accepté. Depuis cette époque, les Polonais, espérant toujours le rétablissement de leur nationalité, se montrèrent dévoués à l'empereur; leurs soldats

6 Que firent les patriotes Polonai- en 1790 ? en 1791 ? Qui la Russie suseita-t-elle contre eux? Entre quelles jiartiesse fit le deuxième partage de la Pologne ? — 7. Quel effort tentèrent les Ptjlomvis' en 1794? Quel autre partage eut lieu en 1795 ? — 8. Qnel fut le résultat du traité de ïilsitt?

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