‹ Cours abrégé d'histoireChapitre 194 sur 209 · POLOGNE · texte numérisé non relu

POLOGNE

combattirent constamment dans les rangs de l'armée française, où ils formaient un corps d'élite.

9. Quand Napoléon fut tombé, le congrès de Vienne (1815)coupa en deux le Grand-duché de Varsovie: la partie occidentale, comprenant Dantzick, Thorn, Culm, Posen, etc. , fut rendue à la Prusse, qui en fit le Grand-duché de Posen] la partie orientale, de beaucoup la plus foi'te, fut livrée à la Eussie, qui en a formé une annexe de son empire sous le nom de Royaume de Pologne. Cracovie seule fut laissée en dehors de ce nouveau partage et forma une république indépendante ; mais l'Autriche s'en empara en 1846 et l'incorpora à la Galicie.

10. Ce nouveau royaume, tout en étant annexé à l'emfiire russe, devait conserver sa nationalité; il reçut en effet une constitution de l'empereur Alexandre, et eut sa diète, qui votait l'impôt et discutait les lois. On lui donna un vice-roi — Constantin, frère de l'empereur — . Sous cette nouvelle forme de gouvernement, la Pologne jouit d» quelque repos de 1815 à 1830; mais, après la révolution française de 1830, elle se révolta de nouveau contre la Eussie, alléguant l'inexécution des traités qui avaient garanti ses libertés. Pendant dix mois, la Pologne lutta héroïquement contre des forces décuples: vaincue de nouveau, elle fut décimée par le vainqueur, perdit la constitution que lui avait donnée Alexandre ainsi que la plupart de ses privilèges, et vit appesantir son joug ; les statuts de 1832 et 1835 effacèrent les dernières traces dd«â nationalité et lui enlevèrent jusqu'à l'usage de sa langue dans tous les actes officiels.

L'ertl^)ereur Alexandre II s'était efforcé, depuis son avènement, d'adoucir le sort de la Pologne; il lui avait rendu l'usage de sa langue et lui avait donné un gouvernement réparé ; néanmoins, en 1863, les rigueurs du recrutement donnèrent lieu à une nouvelle

insurreotion. Après deux ans d'une lutte inégale, les

Ô. Que fit le congrès de Vienne, en 1815 ? — 10. Par qui fut gouverné le nouveau royaume ? Que firent les Polonais eu 1S3Û ? Qu'eagav^tftnt-ils «a 1863 ?

Polonais, qui avaient inutilement compté sur l'appui des puissances européennes, furent de nouveau réduits Gt virent aggraver leur sort.

EUSSIE.

1. Ce pays venait d'être inondé, ainsi que nous l'avons vu, par des hordes de Tartares; mais le grand Ivan III réussit à l'aftrancliir du joug de ces barbares (1481). Ce même prince soumit Xovogorod, Pskov, la Biarmie, et réunit nombre de principautés, entre autres la Sévérie; peu après, il y ajouta l'ouest de la Sibérie.

2. Yasili TV et Ivan TV, ses successeurs, furent toujours en guerre avec la Pologne, les Chevaliers Teutoniques, la Suède; ils conquirent Kazan et As-j trakan ; mais Ivan fit de vains efforts pour avoir la Livonie. En 1598, la dynastie de Rurik s'éteint et Boris Godounov usurpe le trône : de là une période de troubles (1605, etc.), dans laquelle la liussie, que se disjDutent les Polonais et les Suédois, semble à la veille dépérir; l'élection de Michel Romanov (1613) met un terme à tant de maux.

3. La Russie se relève peu à peu sous ce czar et ses deux successeurs, et reprend la Sévérie, dont les Polonais s'étaient emparés. Pierre-!e-Grand (1682- 1T25) poursuit cette œuvre, appuie la Ptussie à la Baltique, à la mer Caspienne et à la mer Xoire, fonde Saint-' Pétersbourg, voit décliner la Pologne, brise la puissance de la Suède et se môle à la politique générale de l'Europe.

4. Cette prospérité s'arrôte, sans reculer, sous les successeurs de Pierre-le-Crand ; mais Catherine II (1763-1796) porte la Paissie au plus haut point de splendeur, conquiert la Petite-Tartarie, la Lithuanie. la Courlande, le Caucase, et obtient la moitié de la

1 Qui est-ce qui affranchit la Russie des Tartares ?— -2. Qui succéda à la dynastie de Rurik ?— 3. Sous qu-t prince la Russie coin* mença-t-elle à so relever? Que sait-on de Pierre-lc-Grand ?— 4. Qu'a fait Catherine II de remarquable ? Que sait-on de l'aul I ?

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