‹ Cours abrégé d'histoireChapitre 38 sur 209 · Que devint la très-sainte Vierc'e ann^^" la mr.rf ^„ c Z · texte numérisé non relu

Que devint la très-sainte Vierc'e ann^^" la mr.rf ^„ c Z

Quelles églises furent fondées ou adVinîsTrV.s ^a"^ int jtn'^^'^cîJ ^ .HintJeanécnv.t-ill'Apocalypse? Où écrivit-ii sou Évan.iîe^' ol et quaod mourut-il?— 7. Quelles ép-Ii^p« f.,r»«f r "^ •*"o"® • ^'ï nist'rées par saint Philippe? par s/i?t ThoTs" p?r'::LrA:^/; • par saint Barthélemi? par saint Mathieu '> Lr ^yJV ^"^"^^ ' saint Jude? par saint Mathias ? ' ^ ' '*'"' '-'"^^^- P«'

haute Asie, saint Barthéleini dans la gi-ande Arménie, saint Matthieu dans la Perse, saint Simon en ^Mésopotamie, saint Jude dans l'Arabie, et saint Mathias en Ethiopie.

8. Les quatre Evangiles furent écrits, 1^ par saint Matthieu, un des douze apôtres ; 2^ par saint Marc, qui avait suivi saint Pierre à Eome, et qui prêcha en Egypte ; il fonda TËglise d'Alexandrie, dont il fut le premier évèque ; 3° par saint Luc, qui fut le plue fidèle compagnon de saint Paul, et qui écrivit aussi les Actes des Apôtres ; 4*^ par saint Jean, le disciple bienaimé de Jesus-Christ.

PEPiSÉCUTIOXS.

1. La religion chrétienne fut portée dès le 1er siècle dans toutes les parties du monde connu des anciens; mais elle ne s'établit nulle part sans contradiction. Partout elle fut traversée et persécutée dans son établissement, partout elle eut à triompher des puissances humaines qui lui étaient opposées. Les supplices le;* plus affreux que la cruauté et la barbarie peuvent inventer, fUrent employés contre les martyrs, sans qu'on pût vaincre leur persévérance. Les persécutions se faisaient tantôt par les ordres des empereurs et par la haine particulière des magistrats, tant^^t par le soulèvement des peuples, et tantôt par des décrets prononcés authentiquement dans le sénat.

2. On compte dix persécutions principales contre les chrétiens dans les trois premiers siècles.

1°. Xéron fut le premier empereur qui persécuta les chrétiens; il les accusa d'avoir incendié la ville de Rome, crime dont on le soupçonne lui-même. Il tit mourir à Rome saint Pierre et saint Paul. Saint Marc l'évaniréliste .souffrit le martyre à Alexandrie;

8. Par qui furent écrits les quatre Evangiles ? Qui a écrit le Acrey de? Apôtres ?

1. Quels obstacles la religion clir.^tienne eut-elle à sur:Donter dan fun établissement ? — 2. Combien corapte-t-on de persécutions prin (îipalep? A quelle époque et par qui fut commandée la première per

çéoution?

fcaint Gervals et saint Protais à Milan. Cette persécution dura depuis l'an 64 jusqu'à l'an 08.

2^. La seconde persécution commença sous Domitien, vers l'an 91, et finit en 96. Saint Jean l'évangehste fut jete dans une chaudière d'huile bouillante d où il sortit sain et sauf, et fut ensuite relégué dan« 1 lie de Pathmos.

3^. Trajan suscita la troisième vers l'an 100 do Jesus-Christ. Il ne fit pas d'édit particulier contre le christianisme; mais il avait défendu toutes sortes d assemblées ; les gouverneurs de province en prirent occasion de faire mourir les chrétiens qui se réunissaient pour prier. C'est sous cet empereur que saint I.i.niace, eveque d'Antioche, fut condamné à être dévore par les bêtes à P.ome. Bnfin, l'empereur ayant appris qu il n y avait pas assez de bourreaux pour les tideJes qui couraient à la mort, fit cesser la persécution, 1 an 116. ^

4^. La quatrième fut suscitée par Marc-Aurèle l'an 10. Les martyrs les plus célèbres sous cet empereur lurent a Eome, baint Justin qui avait adressé à l'empereur Antonm deux apoloo:ies de la reli^rion chré tienne; a Smjwe, saint Polycarpe; à Lvon, saint Pothin, premier eveque de cette ville; à Chalon-sur- Saône, saint Marcel ; àDijon, saint Bénigne; à Autun^saint Symphorien ; en Sicile, sainte Cécile

5 . L empereur Sévère commanda la cinquième ])crsecution par un édit solennel contre les Chrétiens et les Jmù en fan 202. Saint L-énée, évèque de Lyon, fut alors martyrisé.

6«. La sixième persécution fut excitée l'an 235 car 1 empereur Maximin, qui n'ordonna la peine de mort que contre les evèques ; mais la plupart des magistrats infligèrent la même peine à tous les prêtres dont ils

^"ro^^T^^'® ^^^^^^' ^^ ^^^^^ '^ plusieurs laïques.

7 . Decius commanda la septième, l'an 249- elle ' fut tres-violente. '

A quelle époque et par qui fut commandée la deuxième persécution " U troisième ,' la quainome? la cin^juième ? la sixième •' la septième ?

8^. Yers l'an 257, Yalérien fat l'auteur de la huitième persécution, dans laquelle périrent à Rome, les papes saint Etienne et saint Xiste; à Toulouse, saint Saturnin, évèque de cette ville ; à Carthage, saint Cyprien.

9^. La neuvième commença sous Aurélien, vers Tan 273, et finit en 275, par la mort de ce prince. Ce fat alors que périt saint Savinien, premier évèque de Sens.

10^. La dixième fut la plus longue et la plus violente de toutes. Galérius en fat l'auteur. Deux ans avant qu'il eût obligé Dioclétien à quitter l'empire, ii le contraignit à faire un édit qui ordonnait de persécuter les chrétiens plus violemment que jamais. On inventa de nouveaux supplices ; on rechercha Its livres saints avec des soins extraordinaires, pour en abolir la mémoire; mais les Chrétiens lassèrent leurs ennemis par leur patience : les peuples, touchés de leurs vertus, se convertissaient en foule. Pendant trois siècles de persécutions, la religion avait augmenté sans cesse le nombre de ses prosélytes, lorsque Constantin le Grand embrassa le Christianisme, et en lit ainsi la religion de l'empire romain, l'an 312. La conversion de cet empereui* fut décidée par un miracle: il marchait contre le tyran Maxence, maître de l'Italie et de l'Afrique, lorsqu'il aperçut dans les airs une croix entourée de ces mots en lettres lumineuses: Tu vaincras par ce signe. Toute l'armée vit également cette croix. Frappé de cet avertissement. Constantin fit faire sur le modèle de sa vision un étendard, nommé Laharum, et défit complètement son rival.

L'Église eut encore à souffrir, dans l'empire romain, sous Julien l'Apostat, neveu de Constantin, en 361 ; mais ce prince mourut en 363.

A quelle époque et par qui fut commandée la huitième persécution ? la neuvième ? la dixième ? Quels furent les martyrs les plus célèbres dans la première persécution? dans la deuxième ? dans la troisième ? dans la quatrième? dans la cinquième? dans la sixième? dans la eeptième? dans la huitième? dans la neuvième? dans la dixièu:e ? Comment l'empereur Constantin fut-il converti à la religion chrétienne ? Sous quel prince l'Égliae eut-elle encore à souffrir?

142 HISTOIRE DE L'ÉGLîSE.

Après l'ère des martyr?, l'Église triomphe avec Constantin et proclame, à Xicoe, son symbole éternel. Admirablement féconde en talents et en vertus, elle oppose au paganisme, à l'arianisme, à Julien, à toutes les erreurs, une foule de docteurs éloquents et intrépide-. En Orient, c'est saint Atbanaee, le patriarche d'Alexandi-ie, l'exilé de Trêves, qui fut. pendant cinquante ans, la lumière des conciles et lathlète de la foi ; puis saint Grégoire de Nazianze et snint Basile, élevés tous les deux, avec Julien, aux écoles d'Athènes; enfin le patriarche de Constantinopîe, saint Jean Chrysostome, mort dans l'exil, et beaucoup d'autres. En Occident, c'est le grand évèque de Poitiers, saint Hilaire, adversaire de l'arianisme; Lactance, le Cioéron chrétien; saint Ambroise, l'illustre archevêque de Milan. Saint Martin, l'apôtre de la Gaule, fonde ft Marmoutiers, près de Tours, la vie monastique, que saint Basile avait établie en Orient par une règle justement célèbre et populaire. Saint Augustin et saint Jérôme appartiennent à la fin de ce siècle et au commencement du suivant. On a donc eu raison de dire que cette époque est Tâge d'or de la littérature chrétienne. La langue grecque et la langue latine revivent par tant de beaux génies, avec une hauteur et une solidité déraison inconnues à l'antiquité païenne.

Mais l'Église eut encore, et dès sa naissance, une autre gloire qui lui appartient en propre, celle de la charité. Dispensateurs des aumônes, les évoques, assistés des prêtres et des diacres, nourrissent les pauvres, donnent aux malades des secours et des soins, recueillent les enfants et les vieillards abandonnés, rachètent les captifs, émancipent un grand nombre d'esclaves, soulaçrent enfin, suivant leurs moyens, toutes les infiiTnités et toutes les misères. "Xe devons-nous pas rougir, disait Julien au païens, que les Chrétiens, après avoir nourri leurs pauvres, nourrissent encore les nôtres laissés dans un dénùment absolu?" Les papes envoient des secours aux églises

HISTOIRE DE l'Église. 143

des provinces, dans leur détresse. Toutes les communautés chrétiennes étaient des refuges avant la création des hospices, dont il y a déjà des exemples au quatrième siècle. *' A Eome, dit Voltaire, i! y a autant d'hôpitaux que d'arcs de triomphe. "

La nature humaine est rétablie dans sa dignité par la sublime fraternité de l'Evangile. L'esclave est, devant Dieu, l'égal de son maître. La femme se relève aussi de son long abaissement. Naguère les dames et les vierges chrétiennes ont bravé le martyre ; dans des états divers, elles donnent au monde étonné l'exemple d'héroïques vertus. Sainte Monique, la mère de saint Augustin, est le type des mères de la loi nouvelle. Plusieurs, sous la direction de saint Jérôme et d'autres savants docteurs, cultivent les saintes lettres. Bientôt l'histoire nous montrera de pieuses princesses, imitatrices de sainte Hélène, contribuant glorieusement à étendre le règne de Dieu.

COXCILES.

Si, après la conversion de l'empereur Constantin à la foi chrétienne, l'Eglise ne fat plus persécutée par les païens, elle le fut par ses propres enfants. Des hommes orgueilleux refusèrent de se soumettre aux vérités contenues dans les saintes Écritures et enseignées par l'Eglise : ils furent condiimnés par les conciles, c'est-à-dire par les évoques réunis sous l'autorité du pape et la conduite du Saint-Esprit.

Le premier des conciles est celui de Jérusalem tenu par les apôtres, qui y proclamèrent l'infaillibilité de l'Eglise, selon la parole de Jésus-Christ, et dressèrent le symbole de la foi. Les principaux conciles sont, 1^ celui de Xicée contre Arius, qui niait la divinité de Jésus-Christ (325) ; 2® celui de Constantinople contre les disciples d' Arius (381) ; 3'^ celui d'Éphèse contre Xestorius, qui niait la maternité divine de Marie (431) ; 4® celui de Chalcédoine contre Eutychès et Dioscore, qui ne reconnaissaient qu'une nature en Jésus-Christ (451) ; 5® le second de rlicée

144 fîlSTOIRE DE l/ÉGLISE.

contre les Iconoclastes ou briseurs d'imagos (587) ; 6*^ celui de Latran, qui se tint pour juger la cause des Albigeois et pourvoir à la délivrance de la Terre- Sainte (1215) ; 7° celui do Lyon, pour la réunion des (xrecs schismatiqnes (1274) ; S'^ celui de Constance contre Wiclef et Jean Huss ; 9° le concile de Trente contre Luther et Calvin ; 10^ enfin, le concile du Vatican, convoqué ii Rome par X. S. P. le Pape Pie TX, et dont l'ouverture se fit le 8 décembre 1869. Il fut interrompu au mois d'août 1870, et depuis n'a pu reprendre ses travaux à cause des troubles survenus en Italie.

L'Égli.^e a surmonté tous les obstacles qu'elle a rencontrés: dès le commencement elle établit sa doctrine divine, malgré les préjugés de l'esprit et les passions du cœur qui dominaient tous les hommes, et malgré la puissance de« tyrans armés contre elle : de tout temps elle a rejeté ceux de ses membres qui voulaient l'entraîner dans l'erreur, et, à travers les siècles, elle s'avance ferme et inébranlable au milieu des révolutions et de 5 bouleversements de l'univers. Malgré l'orage et les tempêtes, cette arche sainte conduira au port du salut ceux qui seront entré.s dans son sein avec un esprit deconfiance, de soumission et d'amour.

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